La Nouvelle Tribune

Affaire cocaïne : verbatim des explications d’Ajavon à la barre

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Après huit jours de garde à vue, Sébastien le richissime homme accablé par une affaire de cocaïne dans l’un des conteneurs à destination de Comon SA, sa société est devant le tribunal.

Placé sous mandat de dépôt avec comparution immédiate, il plaide non coupable. Interrogé sur son rôle au sein de la Société Comon SA,  il a indiqué qu’il est administrateur mais n’est plus en activité depuis 08 ans et son rôle se limite à la signature des contrats.

Il a aussi expliqué que sa société n’est pas impliquée au départ des marchandises.  Lisez quelques explications qu’il a données en réponse aux questions du président du parquet. « C’est à l’arrivée seulement que nous, nous vérifions la conformité entre ce que nous avions commandé et ce qui est arrivé. Ça, ce n’est pas monsieur Ajavon qui peut  le faire, c’est des agents encore à des niveaux plus bas qui le font ». a-t-il dit. Lisez l’extrait de verbatim de ses  explications en réponses aux questions du président du parquet.

Est-ce que vous voulez dire que la marchandise est chargée et transportée jusqu’à Cotonou sans votre implication ?

Exactement !c’est ce que je veux dire M. le président. Quand vous achetez tout et fret, vous n’avez aucune implication jusqu’à à ce que vous réceptionnez la marchandise dans vos entreprises... Je dois vous dire que la facture du fournisseur, pour ce qui concerne ces conteneurs, c’est même écrit dessus, la marchandise leur appartient jusqu’à ce nous payions. C’est le droit maritime qui prévoit cela, c’est le droit commercial qui prévoit cela. Je n’ai rien inventé. Je peux vous donner toutes les factures.

A quel moment avez-vous été informé de l’arrivée des conteneurs à Cotonou ?

M. Le président comme je vous le disais au départ, je ne suis plus dans l’opérationnel depuis longtemps… J’étais en train d’aller quelque part avec le patronat quand on m’a averti pour dire qu’il y a une réquisition sur un de nos conteneurs. J’ai cru que c’était quelque chose de banal. Je dis, ‘’mais faites la procédure normale’’. On me rappelle pour qu’''il y a plein de militaires autour du conteneur''. Je dis, ''mais ce n’est pas un problème, faites la procédure normale ! '' On me rappelle une troisième fois, je dis'' bon, prenez un