La Nouvelle Tribune

Rentrée judiciaire à la Cour Suprême: Le contentieux électoral au cœur des préoccupations

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La rentrée judiciaire 2016-2017 a démarré hier à la Cour Suprême. C’est le ministre d’Etat, Pascal Irenée Koupaki, qui au nom du chef de l’Etat, a procédé à son ouverture solennelle. C’était en présence du président de cette institution, Ousmane Batoko et de ses collègues juges.

Le thème retenu pour cette rentrée judiciaire 2016-2017 à la Cour Suprême est « l’indépendance du pouvoir judiciaire et son autonomie financière ». Le président de l’institution, Ousmane Batoko, lors de son intervention, a dressé le point des recours déposés au niveau de son institution et ceux qui ont pu être évacués. Toutefois, ce dernier n’a pas manqué de mettre en exergue les difficultés auxquelles la haute juridiction est confrontée, sans lesquelles elle aurait pu mieux faire.

« …Nous aurions pu mieux faire si nous avions disposé  de plus de moyens, des effectifs des membres de la Cour s’amenuisent d’année en année. Au plan financier, le budget de notre institution ne permet plus de soutenir entre autres la formation et le recyclage périodique de ses membres… » a martelé Ousmane Batoko.

Toutefois, des propositions de réformes ont été soulevées par le président de l’institution pour réduire les contentieux électoraux. A en croire le président Ousmane Batoko, le rapport des litiges électoraux va être transféré aux institutions compétentes pour l’amélioration du cadre normatif électoral du Bénin. Quant au ministre d’Etat, Pascal Irenée Koupaki, il perçoit le thème de la présente audience comme un prolongement des réflexions de la dernière audience puisque, selon ses propos, il interpelle l’Etat sur les moyens dont il se doit de doter la justice pour l’accomplissement efficient de sa mission et le renforcement de son indépendance.

« C’est un défi courageux parce qu’il interpelle directement notre Etat sur les exigences d’une justice moderne, c'est-à-dire une justice indépendante, à l’abri de toutes les pesanteurs, notamment financières, économiques et sociopolitiques qui peuvent handicaper son bon fonctionnement… » précise Pascal Irenée Koupaki