La Nouvelle Tribune

Affermage de certains hopitaux : Les réserves du député Valentin Djènontin

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Lors du dernier conseil des ministres, le gouvernement a annoncé son intention de mettre en affermage les hôpitaux de zone de Cové, Djidja et de Djougou. Sur la chaîne privée de télévision Canal3 ce lundi 24 octobre, le député Valentin Djènontin a donné ses impressions sur cette décision.

Ni pour, ni contre. C’est ce que l’on retient du passage de l’honorable député Valentin Djènontin-Agossou dans l’émission « Actu Matin » de la chaîne privée de télévision Canal3 ce lundi 24 octobre au sujet de la mise en affermage des hôpitaux de zone de Cové, Djidja et de Djougou. Au cours de son entretien, l’élu de la 6ème circonscription électorale a fait comprendre que cette option du gouvernement du « Nouveau départ » n’est pas la meilleure.

Valentin Djènontin propose qu’en lieu et place de la mise en affermage des hôpitaux de zone, le gouvernement opte pour un autre mode gestion : un contrat de gestion avec les privés assorti des subventions et un cahier de charge bien défini. Conscient que l’affermage n’est pas synonyme de privatisation, l’ancien ministre de la justice de Boni Yayi a indiqué que l’Etat puisse « assurer le minimum d’accès aux soins de santé à toutes les couches de la société ». Dans le même temps, l’élu du peuple suggère qu’il faut viser à la fois la qualité et le coût des soins de santé à tous.

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Et c’est justement sur ces points que Valentin Djènontin a des doutes. Pour lui, « si l’état confie la gestion des hôpitaux aux privés, ces derniers vont chercher à faire un retour sur investissement ». De ce fait, Valentin Djènontin craint que « l’on torde le coup à l’idée de départ de construction des hôpitaux de zone ». Ainsi, il appelle à « concilier la vocation sociale des hôpitaux et le principe de rentabilité ».

Dans cette optique, l’élu du peuple pense qu’il faut « garantir la qualité des soins, la continuité du service public et un coût abordable aux populations qui sont majoritairement démunies » sans quoi, « soit le privé  va abandonner les hôpitaux parce qu'il n'a pas pu rentabiliser, soit les populations n’y pourront pas avoir accès »