La Nouvelle Tribune

Affaire collecte et gestion des fonds de l’escorte

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Le ping-pong délocalisé à Parakou (Modeste Kerekou seul dans son combat)
Au nom de son groupe politique, le G13 et en sa qualité de député de la neuvième circonscription électorale, l’honorable Rachidi Gbadamassi a co-animé dimanche après-midi au siège du parti Upr à Parakou, une conférence publique avec l’ex député Modeste Kérékou sur entre autres, la collecte et la gestion des fonds de l’escorte des véhicules d’occasion.
En réplique au ministre porte parole du gouvernement, Victor Topanou qui, l’autre week-end avait donné une conférence de presse à Parakou au sujet de la gestion des recettes de l’escorte, les barons du G13 y ont animé ce dimanche une conférence publique. Ainsi, « le gouvernement est encore venu vous mentir ici », a indiqué Rachidi Gbadamassi, député, ancien maire de la ville de Parakou et membre du G13 à une foule constituée de journalistes et de militants Upr. Car pour lui, le G13 est convaincu que le gouvernement « détourne les recettes » générées par l’escorte des véhicules d’occasion et ses camarades et lui le démontreront incessamment. A cette occasion donc, promet-il, « nous dirons comment l’activité était gérée sous le régime du président Mathieu Kérékou et ce qu’il en est sous le régime actuel ».

Cette initiative qui consacre la délocalisation du ping-pong auquel se livrent actuellement le gouvernement et les membres du groupe politique G13 était doublée d’une délocalisation aussi des réactions de Modeste Kérékou sur le contenu du livre « Mon combat pour la parole » publié par madame Réckya Madougou. Modeste Kérékou, l’un des fils du général Mathieu Kérékou et membre du bureau politique du parti Upr dont sont issus les députés Rachidi Gbadamassi, Issa Salifou et d’autres membres du G13 a donc porté à la connaissance des populations de Parakou ses récriminations
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Seul dans son combat !
Censé être descendu ensemble avec ses camarades politiques de l’Upr et du G13 à Parakou samedi pour la conférence publique qu’il a co-animée le lendemain dimanche avec Rachidi Gbadamassi, Modeste Kérékou s’est trouvé pratiquement seul à défendre ce qu’il reproche au contenu du livre « Mon combat pour la parole ». Car le co-animateur de la conférence a, à peine évoqué la question à travers la formule suivante : « Père, pardonne lui car elle ne sait pas ce qu’elle a fait ».

Annoncés à l’ouverture de la conférence pour apporter aussi leurs contributions, les députés Nassirou Arifari Bako et Issa Salifou ont simplement et respectivement manqué à l’appel. Seul le dernier est apparu à la fin de la conférence, prenant un bain de foule que lui ont offert les militants présents.

Souleymane Boukari