La Nouvelle Tribune

Suspension des activités estudiantines :« Une décision prise dans la douleur » selon Ayadji

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Elle fait couler beaucoup d’encre et de salive depuis qu’elle a été rendue publique. Il s’agit de la décision du gouvernement béninois portant interdiction des activités des associations estudiantines dans toutes les universités nationales du pays.

« Face à la recrudescence des faits de violence et de vandalisme et pour des raisons qui sont inhérentes à l’ordre public, le Conseil a pris les deux décisions suivantes », avait annoncé mercredi 04 octobre le ministre d’Etat Secrétaire général à la Présidence au cours de son point de presse d’après Conseil (lire ici). « La première, avait-il détaillé, toutes les fédérations, unions, associations ou organisations faitières d’étudiants sont interdites d’activités dans toutes les quatre universités nationales. Deuxièmement, les conditions d’exercice des activités et/ou de reconnaissance des associations d’étudiants sont définis par décret pris en Conseil des ministres. » L’annonce a suscité un tollé dans le pays.

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La décision gouvernementale est qualifiée de liberticide par plusieurs leaders d’opinion et syndicaux. Interpellé sur cette actualité par nos confrères de Canal lors de son passage sur l’émission « Zone Franche », ce dimanche 09 octobre, le Directeur des Infrastructures, Jacques Ayadji crédite le gouvernement de bonne foi.

« Je suis convaincu que le président Talon n’a pas pour objectif ou la vision de mettre en difficulté les libertés dans notre pays. Je suis convaincu d’une chose, la décision sera expliquée et le peuple béninois comprendra qu’il y a beaucoup plus de peur que de mal », a-t-il professé. « Je ne peux pas sourire face à cette décision-là mais c’est une décision douloureuse que le gouvernement a dû prendre dans la douleur », a estimé le Dg Ayadji avant d’assurer que le « gouvernement n’a pas pris une décision d’arrêter les mouvements d’étudiants »