La Nouvelle Tribune

Universités du Bénin : comment le gouvernement châtie les étudiants

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L’issue des récents mouvements de protestations sur les campus des universités publiques du Bénin, notamment à l’Université d’Abomey-Calavi prend une tournure affligeante pour les étudiants. En sa séance hebdomadaire du Conseil des ministres ce mercredi 5 octobre, le gouvernement a pris deux décisions dignes d’un châtiment contre les organisations estudiantines. 

« Face à la recrudescence des faits de violence et de vandalisme et pour des raisons qui sont inhérentes à l’ordre public, le Conseil a pris les deux décisions suivantes. La première : toutes les fédérations, unions, associations ou organisations faitières d’étudiants sont interdites d’activités dans toutes les quatre universités nationales. Deuxièmement, les conditions d’exercice des activités et/ou de reconnaissance des associations d’étudiants sont définies par décret pris en Conseil des ministres » a annoncé le ministre d’Etat, Secrétaire général à la présidence dans son point à la presse.

« Le Conseil a adopté un décret qui consacre ces deux décisions, donc le décret portant interdiction d’activité des fédérations, unions, associations ou organisation faitières d’étudiants dans toutes les universités nationales du Bénin » a-t-il ajouté. Selon le gouvernement, ces décisions sont motivées par un rapport accablant d’une enquête commanditée sur les récents évènements à l’université d’Abomey-Calavi. « La vie sociale sur les campus pose problème, nous le savons tous. Le Conseil des ministres a pris connaissance des résultats des enquêtes administratives sur les cas de violences et actes de vandalisme survenus sur le campus d’Abomey-Calavi. Résultat des enquêtes administratives sur le mode de recrutement par les organisations estudiantines d’anciens militaires et sur la délimitation de zone dites interdites sur le campus ; ces zones étant devenues des zones de torture » a fait savoir le ministre d’Etat précisant que « Le Conseil réaffirme, avec les autorités rectorales, que l’université est un haut lieu de savoir où doivent être garantis à tout moment, la paix, la sécurité et le libre accès aux campus ».