La Nouvelle Tribune

Rentrée scolaire 2016-2017 : la Cstb craint un « gâchis orchestré par le gouvernement »

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La rentrée pour le compte de l’année scolaire 2016-2017 est fixée pour le lundi 3 octobre prochain. Mais à une semaine de cette date, la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb),  estime que l’« horizon est toujours sombre ».

A la faveur d’un point de presse animé ce lundi 26 septembre 2016, à la Bourse du travail, le Secrétaire général de la Cstb, Paul Essè Iko, a fait savoir que les conditions d’une rentrée apaisée et d’une année scolaire sans anicroche ne sont pas encore réunies. Et les récriminations du syndicaliste sont relatives, entre autres, au manque criard d’enseignants, aux nouveaux programmes d’études toujours en vogue malgré les dégâts que ceux-ci ont causés, au problème des vacataires qui constituent plus de 80% de l’effectif des enseignants du secondaire, aux problèmes des milliers d’enseignants contractuels communautaires, éducateurs et éducatrices qui sont sans contrats et sans salaire depuis près de dix ans. Le Sg justifie également ses inquiétudes par les problèmes de reclassement des enseignants contractuels qui sont détenteurs de diplômes professionnels à titre payant et le problème de mise en formation des instituteurs titulaires de maitrise en service dans les lycées et collèges du Bénin sans formation professionnelle. Les réserves de la Cstb sont de plus accrues par la prise de mesures arbitraires telles que la fermeture de certaines écoles et lycées et le déchargement de six cent dix-huit directeurs pour des raisons de mauvais résultats au CEP, édition 2016 et une carte universitaire « irrationnelle et inadaptée ».

Dans ces conditions, interroge le Sg Essè Iko, « a-t-on le droit de s’attendre à une année scolaire et universitaire apaisée ? » Sans attendre une réponse, le conférencier pense que non. « Une rentrée scolaire effectuée dans ces conditions ne sera rien d’autre qu’un gâchis orchestré par le gouvernement ; ce qui est dommageable pour le pays », a laissé entendre Paul Essè Iko qui appelle en conséquence les acteurs de l’école à « prendre leurs responsabilités en prenant toutes sortes d’initiatives afin d’amener le gouvernement à prendre en compte leurs aspirations profondes pour sauver l’école et effectuer une rentrée scolaire et universitaire qui conduira à des résultats satisfaisants ».