La Nouvelle Tribune

Gestion au sommet de l’Etat

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Yayi BoniYayi au cœur d’une conspiration
La saison de la transhumance est ouverte depuis quelques mois sur la scène politique béninoise. Les débauchages et les embauches vont bon train. Toutes choses que le pouvoir en place semble apprécier au lieu de s’en méfier.
Le plus grand réceptacle de ces hommes politiques en divagation, reste le camp présidentiel. Chaque jour que Dieu fait, il existe un homme politique, un groupe ou une association qui vont se reverser dans le camp présidentiel. Au bout de leurs lèvres, la même litanie : « nous venons affirmer au chef de l’Etat notre soutien indéfectible ».

Et comme ils le disent eux-mêmes, le chef sait apprécier. Dès lors, il y a davantage d’affluence vers le palais de la Marina. Ce qui ne semble guère susciter d’interrogation auprès du chef de l’Etat ni de ses partisans. En effet, une telle ruée de la part des gens qui, dans un passé très récent, ne le portaient pas dans leur cœur devrait l’interpeller. Mais, la tendance est plutôt à la délectation du plaisir de pouvoir arracher aux autres leurs partisans.

Or, ces soutiens et autres ralliements sont conditionnés et intéressés. Pour la plupart des gros morceaux, il s’agit de mieux infiltrer le système Yayi afin de maîtriser ses points faibles pour mieux l’anéantir en 2011. L’autre raison est qu’ayant eu vent de ce que les espèces sonnantes et trébuchantes coulent à flot  du côté où ils accourent, chacun voudrait avoir sa part.  Le manque de méfiance de la part du camp présidentiel devrait à la longue, surtout en 2011 lui jouer des tours.
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Car, comme le paraphrase un politicien de la place, « tout soutien n’est pas bon à accepter ». Mais, puisqu’en politique, ce n’est que l’addition et la multiplication qui sont de mises, on fait abstraction sur toute autre opération d’épuration.  Pendant ce temps, les opposants tissent à petits coups leur toile.

Benoît Mètonou