La Nouvelle Tribune

Nouvelle carte universitaire : la ministre Attanasso réagit à la grogne des députés

Espace membre

« Les députés n’ont pas vraiment compris le choix qui a été fait ». Ainsi a réagi la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marie Odile Attanasso, à la grogne des députés Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) et alliés.

Quelques heures après les déclarations des députés Edmond Zinsou et Mohamed Gibigayé contre la nouvelle carte universitaire devant la Représentation nationale, la ministre de l’Enseignement supérieur est sortie de son mutisme pour apporter des clarifications. A en croire Marie  Odile Attanasso, les élus du peuple ont une compréhension erronée de la décision du gouvernement.  En effet, selon les explications de la ministre, les centres universitaires, contrairement à ce qui se dit, ne seront pas supprimés.

« Les centres universitaires de Kétou demeurent à leur place et seront terminés », a en effet déclaré la ministre Attanasso avant d’annoncer que le gouvernement va investir massivement dans les nouvelles filières qui seront créées pour faire du complexe Porto-Novo-Kétou, une « université nationale d’agriculture digne de ce nom ». « Porto-Novo n’est pas vidée de ses attributs. Porto-Novo, au contraire, sera enrichie d’une université nationale », a fait savoir Marie Odile Attanasso.

S’agissant de l’Ecole agropastorale de Gogounou, elle ne sera pas supprimée mais sera plutôt rattachée à l’Université de Parakou. Les autres centres universitaires seront rattachés aux quatre universités créées par le gouvernement.

Concernant la Faculté des lettres, arts et sciences humaines (FLASH) qui existent aujourd’hui à Aplahoué, Adjarra, Abomey-Calavi, un domaine a été identifié à Kpomassè où toutes ces universités seront regroupées. Cette ambition du gouvernement serait partagée par les autorités rectorales.

La ministre Attanasso a également juré que la décision du gouvernement n’est pas de diviser le pays, au contraire, la décision a été faite en vue de renforcer l’unité nationale et dans la perspective d’une gestion rationnelle des ressources financières et humaines.