La Nouvelle Tribune

Véhicules d'occasion au Bénin : Valentin Djènontin tacle Koupaki et le PVI

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Le ministre d’Etat, Secrétaire général à la Présidence de la République, Pascal Irénée Koupaki, un saint assis sur des œufs pourris ?  Le député Valentin Agossou Djènontin le laisse bien croire, en tout cas. 

Interrogé en fin de semaine dernière par Radio Hémicycle sur le sulfureux dossier relatif à la gestion des redevances de l’escorte des véhicules d’occasion en transit au Port autonome de Cotonou et aux frontières terrestres, l’élu de la 6ème circonscription électorale a laissé croire le ministre d’Etat Koupaki se cache derrière un masque. 

« Il y a des dossiers pour lesquels c’est lui-même qui a conduit les travaux du Conseil des Ministres. Aujourd’hui, dans une ironie déconcertante, il vient remettre en cause ce qu’il a cautionné, ça me fait rire », a déclaré l’ancien ministre de l’Economie maritime au sujet du ministre d’Etat Koupaki.

L’honorable Djènontin a confié être dérangé par l’attitude de son ancien collègue du gouvernement qui remet en cause ce à quoi il a lui-même participé.  « Dans une ironie, il vient faire le One-man-show à la télévision. Ça me dérange parce qu’on ne peut pas avoir participé à une chose qu’on maîtrise correctement et venir aujourd’hui tromper le peuple », a en effet expliqué Valentin Djènontin.

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Revenant à la gouvernance même de la filière "véhicules d’occasion", le député croit savoir qu’elle « est très réglementée par des arrêtés interministériels qui fixent les redevances et qui disent qui a droit à quoi ». Mieux, poursuit-il, la Société d’exploitation du guichet unique est la meilleure réforme pour les recettes au Port autonome de Cotonou du point de vue assainissement des pratiques sur la plateforme portuaire. Car, l’ancien ministre se rappelle que du temps du programme de vérification des importations dit de nouvelle génération (PVI-NG), « il y avait un centre de formalités qui avait été créé par Bénin Control qui prenait toutes les ressources, même les ressources publiques ».

Pour Valentin Djènontin, les critiques et accusations de mauvaise gestion lancées contre le régime précédent s’inscrivent dans une stratégie. Laquelle vise à « occuper le peuple à des futilités pour piller le pays ». « Peut-être aussi qu’ils veulent donner la filière à des militants et ils estiment qu’il faut d’abord salir ceux qui avaient géré le pays », pense l’honorable Djènontin qui dit être prêt à un débat contradictoire avec le ministre d’Etat Koupaki.