La Nouvelle Tribune

Gouvernance sous la «Rupture » : Laurent Mètongnon relève des «errements»

Espace membre

Depuis quelques jours, le régime dit de la Rupture et du Nouveau départ fait face à une série de mouvements d’humeur des travailleurs et des populations. Ces mouvements de protestation et de contestation qui contrastent avec l’euphorie au lendemain de la victoire de l’ex-magnat du coton à la présidentielle de mars suscitent des interrogations. Notamment en ce qui concerne les raisons.

Invité avec d’autres observateurs de la vie sociopolitique nationale sur l’émission 3D de la télévision nationale (ORTB), le Secrétaire général de la Fédération des syndicats des travailleurs de l’administration des Finances (Fésyntra-Finances), Laurent Mètongnon, a énuméré quelques unes. Selon le syndicaliste, la tension observée ces dernières résulte des premières actions du gouvernement du « compétiteur né ». Ces actions, à en croire Laurent Mètongnon, sont loin de combler les nombreuses attentes des travailleurs et des populations qui espèrent beaucoup du président Talon et de son gouvernement.

« Les protestations contre les décrets portant attributions, organisation et fonctionnement des ministères, c’est tout à fait normal, parce que les travailleurs qui sont chargés de mettre en application ces directives ne sont pas associés », fait savoir le Sg de la Fésyntra-Finances.

A en croire le Sg Mètongnon, le défaut de communication du régime est également l’une des causes de la fronde sociale. Selon le syndicaliste qui relève dans la gestion du gouvernement du président Talon, beaucoup d’errements, l’information officielle ne circule presque pas.  Et cela, prévient-il, « pourrait être profitable à ceux qui ont été chassés du pouvoir ». Les nominations sont, aux dires du Sg de la Fésyntra-Finances, à l’origine des mouvements d’humeur.  Laurent Mètongnon pense par ailleurs qu’il y a à redire sur la gouvernance actuelle. Et c’est pourquoi il invite les travailleurs et à la population à la vigilance.

«  Il faut faire le point des malversations en même temps que le Chef de l’Etat met en œuvre ses réformes », a-t-il conseillé.