La Nouvelle Tribune

L’appel du député Bida pour une contribution des flux financiers au développement du Bénin

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Lors du passage du ministre des finances, Romuald Wadagni à l'Assemblée nationale pour évoquer la question des comptes dormants des particuliers, le député Bida a saisi l'occasion pour rappeler les pertes économiques liées au non contrôle de certaines activités.

Il a notamment pointé du doigt les flux financiers non contrôlés qui transitent au niveau de certains commerçants étrangers mais également au marché dantokpa. Lire ci-dessous son intervention.

"Je voudrais profiter de l’occasion pour demander au ministre des finances de faire en sorte que, notre pays puisse commencer par enregistrer des recettes conséquentes. Vous prenez le secteur du commerce, aujourd’hui, nous avons des étrangers qui sont dans notre pays, les Indiens et d’autres nationalités, qui font des actions de milliards sans ouvrir aucun compte, ils sont dans l’informel.

Vous allez aujourd’hui dans nos grands marchés, nous avons des commerçants qui font des chiffres d’affaires de milliards et ça ne passe dans aucun compte. Ce sont des recettes perdues pour l’Etat. Egalement, si nous n’arrivons pas à ce que, tous les flux financiers passent par des banques pour que l’Etat puisse tirer le peu de profit pour se pencher sur les questions de développement, je pense que nous serons là et toujours courir vers les bailleurs de fonds. En dehors des prestataires de l’Etat, tout le reste n’est pas contrôlé. Vous allez aujourd’hui à Dantokpa, ce marché fait plus de cent (100) milliards de chiffres d’affaire l’année, qui contrôle ça ?  

Lire Comptes dormants des organismes financiers : Le trésor public dispose d’environ 190 milliards de dépôt

Aujourd’hui les grands pays, les pays d’Europe ; l’Allemagne, la France, c’est la discipline. Le fait que l’Etat maitrise l’ensemble des flux financiers permet à ces pays d’avoir des moyens. Si tous autant que nous sommes, chacun contribue à son niveau, par rapport à ses capacités, par rapport à ses activités, je pense que nous pourrions faire face aux défis du développement auxquels sont confrontés à nos populations. Je voudrais demander également au ministre des finances, parce qu’il s’agit du secteur bancaire, aujourd’hui il faut orienter le financement du développement. Nous avons des opérateurs économiques, nous avons des banques. Quels sont les secteurs qui sont définis comme des secteurs prioritaires pour l’Etat afin d’aller au développement ? Parce qu’on peut faire le financement de l’économie sans aller directement vers le développement réel…