La Nouvelle Tribune

Bénin: un recours contre la nomination de George Amlon à la tête de l’ORTB

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La nomination de George Marie-Léandre Amlon à la tête de l’Office de Radiodiffusion et Télévision du Bénin (ORTB) en qualité d’intérimaire fait grincer des dents. Et déjà, un recours en inconstitutionnalité de la nomination vient d’être formulé devant la Cour constitutionnelle.

Ce recours est signé de l’ancien directeur général de l’ORTB, Stéphane Todome. Selon le requérant, Stéphane Todomè, la nomination du Directeur général par intérim de l’ORTB viole la Constitution, notamment en ses articles 35 qui stipule que : «Les citoyens chargés d’une fonction publique ou élus à une fonction politique ont le devoir de l’accomplir avec conscience, compétence, probité, dévouement et loyauté dans l’intérêt et le respect du bien commun» et 56 qui souligne que la nomination des Hauts fonctionnaires de la République doit être prononcée en Conseil des ministres. Aussi, la nomination de George Amlon, à en croire Stéphane Todomè, viole-t-elle  la loi organique n° 92-021 du 21 août 1992 relative à la Haute Autorité de l’Audiovisuelle (HAAC), la loi organique n° 93-018 du 27 avril 1994 qui l’a amendé et les textes régissant l’Office. Lesquels textes précisent, entre autres, que le Directeur général de l’ORTB est nommé en Conseil des Ministres sur proposition de la HAAC pour un mandat de quatre (04) ans.

« C’est en conformité avec ces différentes dispositions et suite à l’appel à candidature lancé par la HAAC que l’instance de régulation m'a proposé à nomination au Chef de l’Etat et j’ai été nommé Directeur Général de l’ORTB par le Président de la République lors de la séance extraordinaire du Conseil des Ministres tenue le 02 novembre 2012 comme l’atteste le décret n° 2012-490 du 10 décembre 2012 », indique dans sa requête l’ancien DG de l’ORTB qui en déduit qu’en conséquence son mandat doit prendre fin le 02 novembre 2016.

Et si son départ à la retraite  devrait intervenir environ un mois avant la fin de son mandat, l’ex-DG Todomè  qui estime qu’aucune faute grave n’a été matériellement établie contre lui, soutient que son mandat ne peut-être remis en cause que dans les conditions énoncées à l’article 21 des statuts de l’ORTB. Dénonçant ainsi, un abus de pouvoir du ministre Lucien Kokou assurant à l’époque l’intérim de la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Stéphane Todomè demande aux sept (07) sages de déclarer « nulle et non avenue la nomination de Monsieur Georges Marie-Léandre Amlon en qualité de  Directeur Général par intérim  de l’ORTB ».