La Nouvelle Tribune

Système partisan béninois : Des experts réfléchissent à son amélioration

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Au Cepag à Cotonou s’est ouverte ce lundi 13 juin 2016 avec la présence du professeur d’université et Expert en communication Gilles Gohy, de l’expert électoral Clotaire Olihidé et d’autres éminents participants, une réunion de pré-validation du 1er draft d’un document de revue du système partisan béninois commandité par l’Ong Droit de l’homme, paix et démocratie (Dhpd) dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Renforcement des partis politiques  et amélioration du statut de l’opposition» financé par Osiwa.

Préoccupation majeure au Bénin, la réforme du système partisan béninois fait l’objet d’un projet de l’Ong Droit de l’homme, paix et démocratie (Dhpd). Dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet dénommé « Renforcement des partis politiques  et amélioration du statut de l’opposition» financé par Osiwa, l’Ong Dhpd a commandité la réalisation d’un document de « revue du système partisan » autour duquel s’est ouverte ce lundi 13 juin une réunion de pré-validation qui a réuni un parterre de spécialiste composé de professeur d’université, de sociologue, d’expert électoral, de magistrats,  de membres d’organisations de la société civile et des partis politiques au Cepag à Cotonou.  « L’Ong Dhpd qui a souvent l’habitude d’éduquer pour transformer, a initié avec l’appui financier de Osiwa, un projet sur le système partisan du Bénin dénommé « Renforcement des partis politiques  et amélioration du statut de l’opposition ». Ce matin nous sommes en train de faire  une petite réunion pour des imputs sur le document, le  parfaire dans le contexte  béninois et pour pouvoir l’éditer »  a indiqué à la presse, Bassa Scholastique, membre du Conseil d’administration de Dhpd-Ong. Soulignant l’importance de ce projet elle a rappelé que « La démocratie, c’est la gouvernance du peuple par le peuple et pour le peuple » et que « le système partisan est l’architecture de la Démocratie ». La rédaction du document en question a été confiée à un collège de consultant dirigé par le professeur assistant d’université, Téodule Nouatchi.

Des observations pour un document d’utilité nationale

Parmi les participants au présent atelier de pré-validation, Dr Gilles Gohy, professeur d’université et Expert en communication et Clotaire Olihidé, Expert électoral qui ont été préalablement sollicité pour une relecture du document pondu par le consultant Noutatchi et son équipe. A l’entame de la réunion, les deux relecteurs ont partagé avec l’assistance leurs observations sur le document.

« Sur les observations générales, je dirais que c’est un document qui a été élaboré, bien structuré. En le lisant, ça suit la trame de l’étude. La problématique également est bien cernée. On voit très clairement quel est l’objectif fixé à l’étude. L’état actuel du système partisan béninois a été également bien présenté » a apprécié Clotaire Olihidé.

Dr Gilles Gohy, relève que le thème est d’actualité.  « C’est un thème qui va continuer de nous rassembler. On ne peut pas ne pas en parler parce que c’est une arlésienne » a-t-il dit. Les deux relecteurs ont aussi relevé des insuffisances dans le document soumis à leur appréciation. L’une des faiblesses du document selon Clotaire Olihidé, c’est l’insuffisance de « références historiques ». Les rédacteurs ont souligné trois grands cycles   dans l’histoire politique du Bénin depuis 1960. Seulement, regrette l’expert électoral, l’insuffisance de références historique « ne permet pas de voir clairement à chaque cycle politique ». Il signale qu’ « à chacun de ces cycles, il y a des dynamiques politiques, il y a eu un système de parti politique qui n’est pas bien ressorti ». Pour sa part Dr Gilles Gohy qui a pris part aux séminaires nationaux et régionaux précédant la rédaction du document, a relevé l’absence des riches recommandations de ces rencontres. Il a recommandé aux consultants de rester scotcher aux termes de références de l’étude.  Comme ces deux relecteurs les autres participants ont fait des observations qui selon M. Nouatch seront prises en compte pour produire un document d’utilité publique.