La Nouvelle Tribune

Crise à la Fbf : La « Rupture » face à sa première patate chaude

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Suppression, révocation, annulation, suspension…Ce sont là, quelques mots qui font l’actualité au Bénin depuis avènement du régime du « Nouveau Départ » au pouvoir. Mais à la Fédération béninoise de football, les choses vont mal. C’est la crise générale. Et le gouvernement Talon est bien confronté à cela.

Premier gros test pour le gouvernement de « Rupture ». La crise qui secoue le monde du football béninois dépasse le cadre des acteurs impliqués. Ces derniers n’ayant pu s’accorder sur les divergences afin de trouver une porte de sortie ont rendu les choses difficiles au pouvoir en place. Malgré les différentes rencontres avec le ministre de tutelle, c’est le statu quo. Les concessions entre différentes parties n’ont pu faire bouger les lignes. Si ce n’est la levée dans un premier temps, de l’ordonnance du tribunal de Porto-Novo relative à la suspension des travaux de l’assemblée générale, plus rien.

Lire FBF : Une nouvelle ordonnance pour un retour au statu quo

Une nouvelle assemblée générale était programmée pour ce vendredi 10 juin, du fait  de la décision de la Caf en concert avec celle de l’instance suprême du foot mondial : la Fifa. Le match entre la Guinée-Equatoriale pour le compte de la 5è journée des éliminatoires Can Gabon 2017 est en sursis et sa tenue dépendait de l’organisation de l’Ag. Pendant ce temps le ministre Homéky a sollicité la médiation du Chef de l’Etat. Une rencontre est prévue avec toutes les parties prenantes à la Marina. Jusqu’à l’heure où nous mettons sous presse, aucune information n’a filtré de cette réunion avec le président Talon. Au même moment, la seule liste enregistrée par le membre du Comité de normalisation (Conor) est « Consensus national pour un nouveau départ ». Elle est présidée par Anjorin Mouchraf. Face à une telle situation, une vingtaine de clubs saisissent à nouveau le tribunal de Porto-Novo. La décision du juge ne se fait pas attendre. Par ordonnance n° 76/Pt-Pn/2016 en date du 9 juin 2016, « suspend sans délai la tenue du congrès électif appelé à élire les membres du nouveau comité exécutif de la Fédération béninoise de football jusqu’à ce qu’il en soit autrement décidé ». Une patate chaude dans les mains du gouvernement.

Patate chaude

Pour une première, le président Talon est confronté à une crise. Comment va-t-il la gérer ? Dans un contexte où le football est symbole d’union des peuples, où la passion dépasse tout, le président Patrice Talon est attendu au tournant. Suite à la nouvelle ordonnance du tribunal de Porto-Novo, la suspension du Bénin de toutes activités liées au foot sera confirmée par la Fifa. Notre pays risque au moins trois ans d’inactivité sur le continent en matière de football. Il ne pourra pas participer à la Can Gabon 2017 malgré la bonne performance enregistrée jusque là. La dernière participation de notre pays à une phase finale de la Can remonte à 2010. Que fera le président Talon pour redonner vie au sport roi ?  Arrivera t-il à éviter la confirmation de la suspension du Bénin par la Fifa ? Choisira-t-il l’option de la suspension pour impulser une nouvelle dynamique au football ? Dans tous les cas, le gouvernement de « Rupture » est face à son premier vrai test. Il est donc attendu au carrefour.