La Nouvelle Tribune

Polémique autour de l’organe de gestion de la Lépi

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Boni YayiVers un nouveau bras de fer entre Yayi et ses adversaires
La Liste électorale permanente informatisée (Lépi) sera-t-elle disponible pour les élections de 2011 ? Il est difficile de répondre à cette question, à voir les prises de position des uns et des autres.


A première vue, un conflit s’annonce entre la classe politique et le gouvernement du président Boni Yayi autour de l’organe de gestion de la Lépi. Compte tenu de la délicatesse de cette question, il y a lieu de s’inquiéter. Quelle structure est-elle habilitée à confectionner cet instrument électoral ? La préoccupation continue de susciter des interrogations. Les inquiétudes exprimées par de Me Adrien Houngbédji, Bruno Amoussou, Kolawolé Idji et Ari Fari Bako sur la fiabilité de l’organe de gestion de la Lépi dém ontrent que la classe politique mettra des bâtons dans les roues du gouvernement, si ses préoccupations ne sont pas prises en compte.

Pour y arriver, ils feront certainement mal au président Boni Yayi à l’Assemblée nationale, lorsqu’il s’agira de voter la modification de l’actuelle loi électorale devant aboutir à la réalisation de la liste électorale permanente informatisée. C’est dire qu’il y aura de l’étincelle dans l’air, si un consensus n’est pas trouvé autour de la structure de gestion de cet instrument électoral. Pour contourner ses adversaires, Yayi sera-t-il obligé de passer la loi par ordonnance, surtout qu’il y a des milliards à dépenser?

A l’allure vont les choses, le risque d’organiser les consultations électorales de 2011 avec des listes artisanales actuelles est grand. Sous le régime Kérékou, la crise de confiance entre les acteurs politiques a bloqué la mise en œuvre de la Lépi. En son temps, on soulevait les manoeuvres d’une révision de la Constitution pour permettre au prédécesseur de Boni Yayi de rester au pouvoir. L’ex-ministre chargé des Relations avec les institutions, Alain Adihou, avait pris le risque d’attaquer les ténors politiques. Il les avait accusés de bloquer le processus. Ce faisant, il a attiré la foudre sur sa personne. Aujourd’hui, il est en prison. Le problème se pose autrement. De guéguerre en guéguerre, rien n’y sera fait. Pour preuve, la date fixée par les experts pour commencer les travaux de la Lépi est pour le 02 mars prochain. A cette date. rien de concret n’a été fait.
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Il faut nécessairement un consensus autour de la réalisation de la Lépi. L’Assemblée nationale, le gouvernement et la société civile doivent s’asseoir pour régler ce problème pour préserver la paix sociale.

Jules Yaovi Maoussi