La Nouvelle Tribune

CNCB : Hervé Fagnigbé passe service manu militari après plusieurs jours de rébellion

Espace membre

Il a fini par passer service. Suspendu par le Conseil d’administration du Conseil national des chargeurs du Bénin (Cncb) et contraint à passer service à son adjoint depuis le 20 mai comme son homologue de la Sobémap, c’est hier que Hervé Fagnigbé a fini par s’exécuter. Et ceci dans une atmosphère tendue : policiers, huissiers et syndicalistes hostiles à sa gestion ont dû intervenir pour le faire partir.

Le calme de l’après midi d’hier au Cncb contraste bien avec l’ambiance agitée du matin. A partir de dix heures, la maison a traversé une période de vive tension le temps d’une passation de service. Hervé Fagnigbé, le Dg sortant, désormais ex-Dg, a été contraint, (contre son gré) de passer service à son adjoint Ernest Tindo. Cette passation de charge, devrait avoir eu lieu depuis le 20 mai dernier, date à laquelle, le Conseil d’administration du Cncb, par courrier N° 013/16/Cncb/Pdt-Ca du même jour le suspendait et lui demandait de passer service à son adjoint le même jour. Mais Hervé Fagnigbé ne l’a pas entendu de cette oreille. Il s’est tout  de suite opposé à cette décision, demandant preuves sur preuves avant d’accepter sa suspension. Selon des indiscrétions, il aurait envoyé des correspondances  aux autorités de tutelles pour contester cette suspension qui, selon lui, ne respecte pas les textes. Sa résistance a duré cinq jours au cours desquels il trouvait chaque fois un alibi pour ne pas passer.

Lire Bénin : Des révélations intrigantes sur l'avion présidentiel

Il aurait même tiré sur la ficelle de la rébellion syndicale à cette décision mais au finish, seul un seul syndicat sur les quatre présents dans la maison l’a soutenu. Les trois autres ( Syntra-Cncb, Synatra-Cncb et Syndicat des patriotes Libéraux du Cncb) ont même fait un mouvement d’humeur pour l’obliger à passer service. Ajoutés à eux, une meute de policiers, un huissier de justice commis pour le contraindre et des membres du Conseil d’administration dont il a voulu bafouer la décision. Sur les portes de son bureau, les signes de cette rébellion sont encore présents. Ainsi, on a pu voir sur les portes de son bureau les affiches qui prouvent qu’elles sont mises sous scellé.

Hervé Fagnigbé a passé son temps à contester sa suspension qu’il n’a pu préparer sa passation de charge. Le personnel qui s’attendait à le voir présenter un bilan financier de sa gestion n’a rien eu et il a laissé une maison totalement divisée avec un lourd passif. Il sort ainsi par la petite porte et confirme les inquiétudes du ministre des infrastructures Hervé Hêhomey sur sa gestion