La Nouvelle Tribune

Patrice Talon à propos du conclave d’Abidjan : « Je ne me suis engagé dans aucun compromis »

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Lors de sa brève conférence de presse hier à l’aéroport de Cotonou, le chef de l’Etat béninois est revenu sur le conclave d’Abidjan. Il était aussi attendu sur cet évènement qui a marqué l’étape abidjanaise de son long séjour à l’étranger.

Pour rappel, lundi 18 mars s’est tenue en Côte d’Ivoire une rencontre dite de réconciliation entre le président Patrice Talon et son prédécesseur et ennemi intime Thomas Boni Yayi (lire Côte d'Ivoire : Yayi à Abidjan avec Faure pour rencontrer Talon). La médiation était assurée par le chef d’Etat ivoirien Alassane Ouattara et son homologue togolais Faure Gnassingbé.

Dans leurs déclarations de fin de conclave (lire ici), Boni Yayi et Patrice Talon, qui ont avoué être toujours des amis, se sont engagés à mettre de côté les intrigues politiques pour l’intérêt général. « Il y avait cette complicité entre mon frère Patrice et moi. J’ai eu l’occasion d’appuyer mon frère dans sa mission qui est de faire du Benin un pôle de croissance. Nous étions des amis et nous le demeurons dans l'intérêt du peuple béninois et de notre sous-région. Que Dieu aide Patrice à réussir son mandat », avait promis l’ancien président Thomas Boni Yayi. « Je fais le serment à Yayi Boni d'être un bon Président et le rassurer que je donnerai le meilleur de moi-même », avait pour sa part juré le président Patrice Talon.

Lire Le parti communiste du Bénin sur la rencontre Talon - Yayi : la Rupture mise entre parenthèses ?

Ce conclave d’Abidjan a été sévèrement critiqué par l’opinion publique béninoise. Certains leaders d’opinion y voyaient le début d’un remake du long bras de fer Talon-Yayi qui a empoisonné le climat politique du Bénin ces quatre dernières années. D’autres redoutaient des manœuvres du président sortant pour négocier une amnistie pour les éventuels « crimes » commis lors de ses deux mandats.

« J’ai rassuré Boni Yayi en sa qualité de citoyen », a clarifié le président Patrice Talon hier. « Je ne me suis engagé dans aucun compromis, aucune compromission de nature à porter préjudice à mon engagement de bonne gouvernance et de rupture », a-t-il martelé. Avant d’insister qu’il « n’y aura pas de changement de cap ». Et « rien ne pourra le distraire ».