La Nouvelle Tribune

Après les rapports des commissions Adjaho et Ahanhanzo-Glèlè

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V. TopanouLe ministre Topanou rassure
Le rapport de la commission ad hoc pour la révision de la Constitution et celui de la commission chargée de proposer un nouveau découpage, ont constitué les principaux sujets autour desquels s’est axé le point de presse du ministre porte-parole du gouvernement, Victor Prudent Topanou.
Le ministre Victor Topanou a tout d’abord tenu à faire certaines mises au point en ce qui concerne la polémique qui a cours autour du rapport de la commission ad hoc chargée de la relecture de la Constitution du 11 Décembre 1990. Pour lui, cette relecture à laquelle ont procédé Maurice Ahanhanzo-Glèlè et ses camarades, a été voulu  par le président de la République. Quand bien même des organisations de la société civile ont fait des propositions alternatives, il a insisté à lever toute équivoque sur la paternité de la relecture de la Constitution. Il a réaffirmé l’engagement irréversible du gouvernement pour la révision de la Constitution qui n’est pas comme le pensent certains un changement de la loi fondamentale.

Il a cependant tenu à rassurer que ce n’est pas parce que l’actuelle constitution est mauvaise, surtout qu’il n’y eut pas de crise qu’elle n’a pu gérer. Mais pour parier à certains dysfonctionnements tels que les désistements au second tour de la présidentielle de 2001 et bien d’autres. Si le gouvernement a laissé la commission travailler librement, il a quand même eu des préoccupations ponctuelles à soumettre à l’attention des membres. Il s’agit de pouvoir obtenir de la Constitution les outils nécessaires pour lutter efficacement contre la corruption  et la fraude en périodes électorales. C’était également pour lui l’occasion de rappeler que dans son discours d’installation, le président Boni Yayi a insisté sur le fait que les membres de la commission ad hoc ne touche ni au mandat du président, ni à celui des députés ainsi qu’aux conditions d’éligibilités des candidats.

C’est donc à un exercice de recadrage que le ministre Topanou s’est adonné sur cette question concernant le rapport de la commission ad hoc de relecture de la Constitution. Le second point à l’ordre du jour a concerné les travaux de la commission Adjaho sur le nouveau découpage territorial. Comme dans le cas du premier rapport, le ministre de la justice a laissé entendre que le gouvernement, dès le retour du chef de l’Etat, va se réunir et se prononcer sur la proposition de 21 départements. Malgré les remous qui s’observent encore dans certaines régions du pays par rapport aux résultats de la commission Adjaho, l’ancien secrétaire général du gouvernement estime que tout sera mis en œuvre afin que les tensions soient apaisées.
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Plusieurs questions évidemment ont été adressées au conférencier par les journalistes auxquelles il a essayé d’apporter des réponses. L’autre sujet  sur lequel le ministre a été invité à intervenir est l’essence frelatée communéme nt appelée Kpayo. En effet, l’un des journalistes présents a voulu savoir le seuil de l’engagement du pouvoir actuel dans sa lutte contre ce trafic. A cette question, le ministre a estimé que le gouvernement se préoccupait des sorts de tous les Béninois. Par conséquent, il était décidé à aller jusqu’au bout. Cependant, il rassure que ce sera une résolution qui arrange tous les acteurs de cette filière.

Benoît Mètonou