La Nouvelle Tribune

Ministère de la Santé : Le mauvais accueil du personnel au nouveau ministre Domah

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Suite à sa nomination vendredi dernier par le chef de l’Etat à la faveur de son ultime remaniement ministériel, le nouveau ministre de la santé, Antoine Domah, a officiellement pris service ce lundi 14 mars 2016. Mais cela, dans une ambiance toute particulière.

La date du lundi 14 mars 2016 restera un jour mémorable pour Antoine Domah. Nommé ministre de la santé en remplacement du Docteur Pascal Dossou Togbé, à la faveur du dernier remaniement ministériel effectué par le président Boni Yayi vendredi dernier, Antoine Domah n’oubliera certainement pas la date du 14 mars 2016 non seulement parce que c’est en effet ce jour qu’il a été installé dans ses fonctions de ministre de la santé. Mais aussi et surtout à cause des conditions dans lesquelles il a pris service. Quoiqu’ayant un curriculum vitae bien chargé, le nouveau ministre de la santé, Antoine Domah, a quasiment subi un interrogatoire public de la part du personnel de la santé qui voulait comprendre un certain nombre de choses liées à sa nomination. « Monsieur le ministre entrant, vous n’êtes pas un inconnu, voire un intrus de la maison. Nous ne devrions avoir le moindre doute au sujet de ce que vous pouvez apporter à la revitalisation du secteur de la santé. Malheureusement, le contexte dans lequel vous prenez  les rênes de notre secteur est en lui-même, interpellant », a d’entrée souligné Eric Ganhounouto, porte-parole du personnel. « Que pouvez-vous apporter à un secteur aussi sensible et stratégique en le dirigeant pour au plus quatre semaines y compris le temps d’un nouveau gouvernement après le 6 avril 2016 ? », a interrogé le porte-parole des travailleurs avant de demander au ministre le contenu de la lettre de mission qu’il ait plu au chef de l’Etat de lui confier. Eric Ganhounouto s’est également interrogé sur les motivations du ministre Antoine Domah. « Quelles sont vos réelles motivations quand vous acceptiez une telle charge pour une telle durée ? », a-t-il questionné.

Il faut souligner que le nouveau ministre, certainement mis mal à l’aise par ces questions impertinentes du personnel, n’a guère donné réponse à ces interrogations légitimes des travailleurs et les a simplement esquivées