La Nouvelle Tribune

Gestion des fonds de l’escorte des véhicules d’occasion

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S. LawaniUne commission d’enquête aux trousses de Soulé Mana Lawani
Les députés vont mettre sur pieds dans les tous prochains jours une commission d’enquête parlementaire aux trousses du ministre des finances et de l’économie Soulé Mana Lawani afin de faire la lumière sur la gestion des fonds de l’escorte de véhicules d’occasion qui ne seraient pas budgétisés par le régime du changement depuis les années 2006 et 2007.


La gestion des fonds de l’escorte des véhicules d’occasion préoccupe à plus d’un titre les honorables députés. A cet effet, une question orale avec débats a été introduite depuis près de deux mois par des députés, ce qui n’a jamais été examiné en plénière. Une question portant sur le même objet a été réintroduite par d’autres députés. Hier c’est chose faite mais contrairement à ce qu’on pourrait attendre, les députés auteurs des questions ont dénoncé la non budgétisation depuis 2006 jusqu’en 2007 des fonds de l’escorte  des véhicules d’occasion.

La mauvaise gestion de ces fonds qui seraient utilisés à des fins personnels a été dénoncée par les députés de l’opposition dans leur ensemble. Selon eux, à travers les réponses données par le ministre des finances représentant le gouvernement, ils n’ont pas été convaincus puisque le ministre aurait fait économie de vérité et aurait esquivé les réponses attendues des députés. En effet, dans les explications apportées par le ministre des finances, l’unicité de caisse a été toujours respectée. A la question des députés de savoir les raisons pour lesquelles les comptes ouverts dans le cadre des fonds de l’escorte de véhicules d’occasion n’ont pas été budgétisés,  le ministre Soulé Mana Lawani répond par exemple que c’est parce que c’est une nouvelle activité. sur un autre plan, le ministre des finances avance qu’il n’est pas possible de distinguer les fonds de micro finances dans le budget général de l’Etat. Autant d’éclaircissements qui n’ont pas convaincus les députés auteurs de la question. Selon le député Raphaël Akotègnon, c’est un complot de l’Etat Fcbe contre le peuple. A en croire ses propos, le ministre des finances est passé aux aveux et cela constitue une entorse très grave aux principes d’universalité et d’unité de caisse. Il est même revenu sur les 100 millions octroyés au gouvernement togolais qui selon ses propos proviendraient des fonds de l’escorte.
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Pour finir, le député Prd demande qu’il soit mis sur pieds une commission d’enquête parlementaire pour vérifier la gestion de ces fonds. Il sera appuyé dans sa logique par ses collègues Augustin Ahouanvoébla, Gabriel Tchococodo, Edayé Jean-baptiste, Eric Houndété, Edmond Zinsou Wallis Zoumarou et Nanssirou Arifari Bako. Le député Force Clé Eric Houndété déclare que les chiffres avancés par le gouvernement pour justifier ces fonds sont des chiffres saisonniers. Pour Eric Houndété, le ministre a justifié que, il y a eu des encaissements au trésor public et à la Bceao, ce qui selon le député Force Clé ne répond même pas à l’unité de caisse. Quant à Augustin Ahouanvoébla, tout a échappé au contrôle du trésor public. «Quand le chef de l’Etat passe dans la rue, les zémidjans applaudissent Boni Yayi 10 ans 10 ans car ils sont sûr d’avoir 10 ou 20 millions» a ridiculisé le député Wallis Zoumarou qui lui aussi adhère à la logique de la mise sur pieds d’une commission d’enquête parlementaire. Mais les députés de la Fcbe eux ne sont pas du même avis que leurs collègues de l’opposition. Ils ont tous à l’unanimité apprécié la gestion faite par le ministre des finances de ces fonds d’escorte et l’ont encouragé pour la hausse des recettes des fonds de l’escorte qui serait passé, à en croire le député Samou Adambi de moins d’un milliards à plus de 20 millions fcfa. Il a été appuyé dans ses propos par les députés Chabi Sika karimou, Djibril Débourou, Soulé Moussa et d’autres. Finalement, il a été retenu qu’une proposition de résolution soit introduite en vue de la mise sur pieds de la commission d’enquête demandée par les députés de l’opposition. C’est dire que de sueurs froides attendent le ministre des finances sur ce dossier.

Ismail Kèko