La Nouvelle Tribune

Retard dans la distribution des cartes d’électeur : Sacca Lafia échange avec Tabé Gbian

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Dans l’esprit de la tenue de l’élection présidentielle du 28 février 2016 dans un climat apaisé, le président du Conseil économique et social (Ces) Augustin Gbian a reçu, hier à son cabinet, Sacca Lafia. Les deux personnalités ont échangé sur le retard dans la distribution des cartes d’électeur et la nécessité de trouver des solutions palliatives

Conscients du danger qui plane sur l’élection présidentielle du 28 février prochain, Sacca Lafia, représentant des candidats membres de la coalition de rupture pour l’élection présidentielle était, hier au cabinet du président du Conseil économique et social (Ces). Il est allé échanger avec Augustin Tabé Gbian sur la question de distribution des cartes d’électeur. A la suite de ces séances avec les présidents de la Cour constitutionnelle et de la Commission électorale nationale autonome (Céna), Sacca Lafia est allé rendre compte de sa visite du 4 février dernier au Cos-Lépi. Lors de cette visite de sa délégation et lui, le président du Cos-Lépi Augustin Ahouanvoébla les a rassurés que la distribution des cartes devrait commencer dans le Borgou-Alibori le 5 février. Les départements de l’Atlantique-Littoral et Ouémé-Plateau devraient connaître la même opération respectivement les 7 et 9 février 2016. Mais, Sacca Lafia fait remarquer qu’à la date d’hier «aucune carte n’a été distribuée dans le Borgou et l’Alibori tout comme dans les autres départements.

Alors il indique que «l’élection risque de ne pas se passer dans la quiétude souhaitée». Car, à l’allure où vont les choses, l’ancien député pense qu’au 28 février tous les citoyens n’auront pas leur carte d’électeur. C’est pourquoi il a invité le président Tabé Gbian à envisager des solutions alternatives qui permettraient à un plus grand nombre de Béninois de prendre part à la prochaine élection. Il a aussi invité la presse à œuvrer pour qu’il y ait une conscience collective qui permette de trouver des solutions qui vont conduire à une élection apaisée le 28 février prochain si cette date pouvait encore être maintenue. Le président du Ces en sa qualité de président du Comité de suivi des activités du Cos-lépi, a été particulièrement touché par «notre message et il a promis que dès ce soir (hier soir) qu’il va inviter le Cos-Lépi». Il a promis d’être plus incisif et dès qu’il va constater que le Cos-Lépi ne serait pas en mesure d’accomplir sa mission, il saisirait aussi les autres institutions