La Nouvelle Tribune

Organisation de la Présidentielle 2016 : Djogbénou dénonce des retards « suspects »

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Prévu pour se tenir le 28 février prochain, des retards notamment dans la distribution des cartes d’élection entachent l’organisation de l’élection présidentielle. C’est dans ce contexte que le président du parti Alternative Citoyenne Me Joseph Djogbénou, est montré au créneau pour situer les responsabilités. C’était ce mercredi 20 janvier au Chant d’oiseau de Cotonou.

Haut et fort. Un ton très ferme. Me Joseph Djogbénou, honorable député à l’Assemblée nationale, a donné de la voix. Il déplore et condamne les retards dans l’organisation du scrutin présidentiel du 28 février prochain. Et pour exprimer son mécontentement face à une telle situation, le président du parti Alternative Citoyenne a organisé une conférence de presse ce mercredi 20 janvier au Chant d’oiseau de Cotonou, pour se faire entendre. Deux points principaux ont meublé ce rendez-vous avec les hommes des medias. Les préparatifs de l’élection présidentielle et la sécurité  autour de cette élection. Abordant la question de l’organisation du scrutin, le président du parti Alternative Citoyenne n’a pas ménagé ses mots pour dénoncer ce qu’il qualifie de « retards suspects ». Pour l’honorable député, le contribuable à mis tous les moyens à la disposition de la Cos-Lépi pour que ce dernier accomplisse bien sa mission en temps et en heure. « Le retard n’est pas justifiable, le retard ne peut être justifié », s’est-il indigné. Selon ses propos, la confession de nouvelles cartes d’électeurs n’est pas opportun vu le temps qui nous sépare du premier tour de l’élection présidentielle. Et c’est justement pour cela qu’il déclare: « Le retard est aussi un instrument de fraude. Ils savent  ce qui se trame ». Me Djogbénou renchérit: « La décision d’établir de nouvelles cartes d’électeurs est une organisation par voie d’inaction de la fraude ». Faisant le rapprochement entre la politique et l’Etat, le député de la 16è circonscription dégage des liens de paix, de satisfaction et de préservation des biens publics. Parti du contexte que les moyens de l’Etat sont utilisés pour des fins de propagande électorale en faveur d’un candidat, le professeur de droit dira: « Légalement, nous ne sommes pas en campagne électorale. Mais déjà, les moyens  de l’Etat sont utilisés pour battre campagne pour le candidat du pouvoir en place. C’est déplorable. Et il faut le dénoncer». Plus loin, Me Joseph Djogbénou appelle à l’impartialité et à la neutralité de l’Etat dans les affaires politique pour prévenir la paix et la sécurité dans le pays.

Menaces sécuritaires

En cette veille de l’élection présidentielle, la sécurité et la paix doivent être une priorité pour tous. Me Joseph Djogbénou quant à lui, relève certaines manifestations ou propos des dirigeants qui pourraient entraîner des situations fâcheuses. A titre d’exemple, le président du parti Alternative Citoyenne a cité les propos tenus par le Chef de l’Etat au Burkina lors de sa visite dans le pays après les attaques terroristes du week-end écoulé. A cela, il ajoute la multiplication des bavures, les disparitions de soldats. Tous ces éléments selon lui, constituent une menace pour la sécurité dans le pays. Et comme ‘’prévenir vaut toujours mieux que guérir’’,   Me Joseph Djogbénou, au cours de cette conférence de presse a lancé un appel au sursaut patriotique à tous. « Construisons un sceau de patriotisme et de solidarité. Soyons loyal et honnête envers notre pays, le Bénin », a-t-il conclu.