La Nouvelle Tribune

Bénin : Houngbédji éclabousse Ajavon, Talon et Koupaki

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Pourquoi Sébastien Germain Ajavon, Patrice Talon et Pascal Irénée Koupaki,  ces candidats qui prônent un discours de rupture n’ont pas reçu l’onction du Parti du renouveau démocratique (PRD) pour la présidentielle 2016 ?

Cette question que se posent nombre de Béninois depuis l’annonce mardi dernier de la coalition RB-FCBE-PRD a enfin une réponse. Ce samedi, lors d’une rencontre avec sa base, le leader des ‘’Tchoco-Tchoco’’, Me Adrien Hougbédji s’est justifié et a donné les raisons pour lesquelles il n’a pas fait l’option d’un de ces présidentiables.

Selon le président de l’Assemblée, diverses raisons justifient le rejet de la proposition de l’homme d’affaires Patrice Talon de se faire soutenir par le parti arc-en-ciel. Au nombre de ces raisons, le fait que Patrice Talon n’ait aucun parti derrière sa candidature et surtout son double jeu en 2011. En effet, à en croire le « Hagbè national », en 2011, l’homme d’affaires lui faisait croire qu’il soutenait sa candidature mais à la dernière minute, il l’a lâché pour soutenir le président candidat Boni Yayi. Selon Me Adrien Houngbédji, le magnat du coton serait même venu acheter son soutien.

S’agissant de l’autre homme d’affaires candidat à la présidentielle, Sébastien Ajavon, le président Houngbédji explique que l’homme n’a pas reçu son soutien pour deux raisons. La première est relative aux propos du candidat lui-même de ne point faire la politique. « Je suis le premier à lui proposer d’être candidat, il y a plus d’un an, mais ce qu’il m’a répondu, c’est que la politique n’était pas son affaire. (…) Plus grave encore, à la législature finissante, c’est lui qui remettait de l’argent pour débaucher les députés PRD et les faire partir du groupe », a expliqué Me Houngbédji avant de souligner que le 19 mai dernier, c’était encore le président directeur général du groupe Cajaf Comon qui a soutenu le candidat de la mouvance contre lui.

Le candidat de la Nouvelle conscience, Pascal Irénée Koupaki, n’a pas été épargné lors de cette grande révélation du président Houngbédji. « Pascal Irénée Koupaki, lui, s’il est revenu au Bénin, c’est grâce à moi. Mais quand il est devenu premier ministre, il est parti. Quand il a quitté le gouvernement, il est revenu pour nous dire de le porter. Et qu’est-ce que je lui ai répondu ? Va au travail et vient me rendre compte du travail que tu auras fait.  Et lorsqu’il est revenu, je lui ai dit, par expérience, " ce que tu viens de faire, ça ne peut pas te porter au pouvoir "», a dit Houngbédji au sujet de Koupaki.