La Nouvelle Tribune

Crise au sein du gouvernement

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Kogui N’Douro et Galiou Soglo dans le collimateur de Yayi
Au gouvernement, il y a deux personnes qui sont dans l’œil de cyclone du président de la République, Boni Yayi. Il s’agit du ministre d’Etat chargé de la Défense nationale, Issifou Kogui N’Douro, et celui de la Culture et de la promotion des langues nationales, Galiou Soglo.


Le premier est sur la braise, parce qu’il ne partage pas certains points de vue avec le chef de l’Etat sur des questions hautement politiques et préoccupantes, a-t-on appris de sources proches de la présidence de la République. Le président Boni Yayi, n’ayant plus confiance en lui, veut le remplacer par  l’un de ses hommes de main à la tête de ce ministère très important pour la défense du territoire national, surtout que la crise politique est persistante dans le pays actuellement.  Comme M. N’Douro, Galiou Soglo souffe le chaud et le froid actuellement. On apprend que le chef de l’Etat ne voit plus son importance au gouvernement, surtout que politiquement il ne lui apporte rien de concret en dehors des crises dans sa gestion.

Ces situations expliquent l’activisme dont ces deux ministres ont dû faire preuve à l’occasion du vote du budget 2009 au parlement.  Les deux ont dû jouer des pieds et des mains pour réussir à embobiner la présidente de la Renaissance du Benin, Rosine Soglo, pour faire passer le budget général de l’Etat, exercice 2099, afin de plaire au premier magistrat de la République. Pour y arriver, Galiou Soglo a dû appeler sa maman à la rescousse, en lui expliquant les difficultés qu’il rencontre dans le gouvernent et les menaces qui pèsent sur son maintien.
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Quant à Kogui N’douro il a pu exploiter à fond les relations qu’il a tissées avec la présidente de la Rb, lorsqu’il a été dépêché par le chef de l’Etat pour aller lui rendre visite sur son lit d’hôpital en Afrique du Sud. Sensible donc aux difficultés de l’un et de l’autre et surtout préoccupée par l’avenir politique de son fils, Rosine Soglo a fini par accepter de jouer le jeu, ce, au détriment des engagements politiques de son mari auprès du G4. Une attitude que ce dernier n’a d’ailleurs pas appréciée. Raison pour laquelle il a dû réunir aussitôt ses  alliés du G4 pour les rassurer et leur expliquer que la position de la présidente n’entamait en rien les accords politiques entre la Rb et le G4.  Cela dit, de grands bouleversements sont attendus au gouvernement prochainement. Et plusieurs intouchables risquent de perdre leur fauteuil.

Jules Yaovi Maoussi