La Nouvelle Tribune

La coordination Odhp-Ldh-Ald dévoile la face cachée du Général Kérékou

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En campagne contre ce qu’elle appelle « la falsification de l’histoire du Bénin », la coordination des victimes de la répression politique a animé hier, une conférence publique pour montrer une facette peu reluisante du Général Mathieu Kérékou jusque-là cachée à la population.

L’histoire politique du Bénin est en voie d’être tronquée, notamment celle allant de la période de l’autocratie au renouveau démocratique. Pour ne pas donc que cette entreprise aboutisse, la coordination des victimes de la répression politique regroupant l’Organisation pour la défense des droits de l’homme et des peuples (Odhp), la Ligue pour la défense des droits de l’homme au Bénin (Ldh) et l’Association pour la liberté et le développement (Ald) a organisé hier, au Codiam à Cotonou, une conférence publique. S’inscrivant dans le cadre de la campagne contre la falsification de l’histoire du Bénin lancée par la coordination, cette conférence meublée a porté sur le thème : « De l’autocratie au renouveau démocratique : le règne de la torture et de l’impunité » et a été meublée par trois communications. Ces dernières présentées par Julien Togbadja, président de la Ldh, Thomas Houédété, membre de l’Ald et Dénis Sindété de l’Odhp, ont respectivement permis de passer en revue la situation des droits de l’homme, celle économique et celle socioculturel pendant les 29 ans de pouvoir du feu Général Mathieu Kérékou.

Pour les conférenciers, « la trentaine d’années de gouvernance a été de bout en bout, une période sombre de répression, d’assassinat politique, de pillage des biens, de destruction du tissu économique du pays ». Sur le plan des libertés, à en croire Julien Togbadja, « l’essentiel dans le pouvoir du Général Kérékou, c’est la torture, la privation des libertés ». Aussi, pense Thomas Houédété, le président Kérékou a une lourde responsabilité dans la situation économique peu reluisante du Bénin et la situation socioculturelle peu viable.

Lors de la conférence publique faite de beaucoup de témoignages de victimes de tortures, d’emprisonnement et autres, les conférenciers ont invité à la réhabilitation de la mémoire des disparus pour qui, une minute de silence, a été observée. Aussi, les conférenciers ont-ils appelé au jugement à titre posthume du Général-président Mathieu Kérékou pour la fin du règne de l’impunité.

La conférence a été précédée par une exposition des photos des victimes de tortures sous le régime du feu président Kérékou