La Nouvelle Tribune

Emmanuel Golou s’engage à travailler pour un Bénin pour tous

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Le président Emmanuel Golou est officiellement candidat à la candidature de l’Union fait la Nation. Accompagné pour la circonstance d’une forte délégation composée des membres du bureau politique du Parti Social Démocrate (PSD), des militantes et militants et autres sympathisants du parti, il a déposé son dossier hier mercredi 18 novembre 2015 au siège de l’alliance à Fidjrossè à Cotonou.

Il sonnait exactement 17h45 quand la délégation du PSD, avec à sa tête son président Emmanuel Golou, entra dans les locaux de la plus grande alliance de l’opposition. Elle sera reçu par le secrétaire administratif de l’Union fait la nation qui dira sa joie de recevoir le président Emmanuel Golou dans le cadre de ce dépôt de dossier. Avec le flegme qu’on lui connait, ce dernier s’est aussi réjoui d’accomplir cet acte qui en réalité est pour lui un devoir vis-à-vis du peuple béninois, du Bénin son pays. Sur ce, il confiera son dossier au secrétaire administratif qui procédera au listing du contenu avant la signature du bordereau de dépôt.

Par cela, le président Emmanuel Golou officialise sa candidature à la candidature unique de l’Union fait la nation et se dit prêt à porter le flambeau de l’alliance jusqu’à la victoire en 2016. Il partagera dans une déclaration prononcée juste après la cérémonie de dépôt de dossier sa vision pour une Bénin pour tous. Il s’agit pour lui une fois élu président de la République de construire un Bénin où chaque citoyen redécouvre les moyens de s’épanouir ; où l’Etat et les opérateurs économiques participent en symbiose à la croissance économique du pays.

DECLARATION DU PRÉSIDENT EMMANUEL GOLOU APRES LE DÉPÔT DE SA CANDIDATURE

«Je viens de déposer mon dossier de candidature à la candidature unique de l'Union fait la Nation pour les présidentielles de février 2016. Dans ce dossier, j'ai dit aux camarades que je suis prêt, prêt pour les combats. Je leur ai dit que je suis prêt pour rassembler les forces politiques et les forces sociales de notre pays afin d'obtenir une victoire en 2016. Je leur ai dit que je suis prêt à organiser une campagne efficace pour la victoire. La chance que j'ai est que j'ai passé plus de vingt ans à l'Assemblée Nationale à participer aux discussions, à voir comment fonctionne l'endroit où se trouve le cœur de notre démocratie. J'ai aussi eu la chance de participer et d'être membre de plusieurs alliances de notre pays. Entre autres, l'ADéMA, ABN, UDS, ADD, UBF, et maintenant l'Union fait la Nation. J'ai noté les contradictions et les conflits qui se créent au sein de ces alliances et j'ai également compris les compromis auxquels nous parvenions pour pouvoir survivre afin que la paix régne dans ce pays. J'ai eu beaucoup de chance parce que j'ai également travaillé au sein d'un gouvernement ; le gouvernement du président Mathieu KEREKOU, paix à son âme. Dans cette équipe, j'ai vu de quelle manière se créent les contingences, j’ai appris comment surmonter les difficultés pour prendre des décisions pour l'avenir de notre pays. J'ai aussi eu une autre chance, celle d'avoir été élu Président du Comité Afrique de l'Internationale Socialiste; de parcourir beaucoup de pays et de voir l'agitation qui anime ces pays. Le continent africain est agité de beaucoup de conflits. J'ai participé au règlement d'un certain nombre de crises.

J'ai également dit aux camarades dans le dossier que nous avons des défis dans notre pays. Le premier défi, c'est de faire reculer la misère. Cela est important. Lorsque vous allez dans des maisons ou vers les familles dans les villages, la bassine de gari qui était à 2 000 F CFA est aujourd'hui à 8 000 F CFA. Combien de paysans ont la possibilité de faire face à ces dépenses ? Il y a trop de misère. Alors, il est important que nous travaillions pour la faire reculer. L'autre défi, c'est l'emploi des jeunes. Vous le savez, c'est mon combat permanent. Il faut faire en sorte que les jeunes aient un emploi et un revenu pour pouvoir survivre. Un autre défi : c'est de faire en sorte que les producteurs de richesse, les hommes d'affaires aient la paix pour pouvoir produire. Nous avons à travailler pour pouvoir les mettre à l'aise de sorte à créer dans notre pays une bourgeoisie nationale qui participe à la création de l'emploi et de la richesse. Nous devons nous battre pour ouvrir les portes afin de dénicher, de découvrir les nouvelles sources de croissance de l'économie de notre pays. Cela est aussi important pour faire rayonner notre pays aujourd'hui presqu'en bas. C'est le travail que nous avons à faire. J'ai dit que nous devons travailler pour un Bénin pour tous. Voilà ce que j'ai dit dans mon dossier