La Nouvelle Tribune

Affaire Dangnivo : Davo parle de la garde républicaine

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Les témoins se succèdent à la barre. Le ministre Davo a fait aujourd’hui sa déposition. Au prétoire, il affirme avoir été en contact avec un prisonnier qui serait malade à la prison de Missérété où étaient gardés Alofa et Donatien, les deux présumés assassins.

Le ministre avoue qu’il a été contacté par un agent de la garde républicaine pour donner 200 milles Fcfa au détenu malade à la prison de Missérété. Rien n’a filtré sur l’identité de l’élément de la garde dont il préfère taire le nom. A propos de ses interventions auprès de Donatien, le ministre affirme l’avoir vu qu’une seule fois, au lieu de trois comme l’avait mentionné le prévenu. A cette unique occasion, le ministre Davo reconnaît lui avoir donné 50.000 FCfa.

Affaire Dangnivo: L'accès à la Cour d’appel de Cotonou est interdit au public

Ça devient compliquer pour les populations d’assister aux assises spéciales de l’affaire de l’assassinat présumé de Pierre Urbain Dangnivo. Dès les premières heures au jour 3 des assises ce jeudi 12 novembre 2015, déployées en grand nombre, les hommes en uniformes quadrillent la Cour d’appel de Cotonou. Les populations arrivées pour suivre de près les assises dites publiques sont interdites d’accès à la Cour d’appel. Sur place, on se demande si ces assises ont encore quelque chose de public. Il faut dire que mardi, au deuxième jour des assises, plusieurs personnes se sont rendues sur les lieux pour suivre de près les révélations déconcertantes de Alofa Codjo Kossi, le présumé assassin et de Donatien Amoussou, son présumé complice. Dans l’enceinte de la cour d’appel bondée de monde, les cris d’approbations et de huées révèlent toute l’attention que les populations accordent à ces assises spéciales qui risquent de durer plus de temps que prévus. La présence des militaires et des véhicules militaires dont des chars n’émoussent pas l’ardeur des citoyens mais font objet de vives critiques des avocats au prétoire. Inadmissible, protestent certains des hommes en robe qui se plaignent de la dégradation de l’image de la maison de la justice envahie par les soldats lourdement armés.