La Nouvelle Tribune

Message à la Nation

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Boni Yayi évite la crise politique au parlement
"J'ai l'intime conviction que notre pays ne se construira que dans un climat de paix et de concorde nationale. Mon gouvernement réaffirme sa disponibilité à un dialogue politique national et tend la main à toutes les institutions de la République, à tous les partis et mouvements politiques en vue de parvenir à un consensus minimum nécessaire à la construction de notre pays". Ainsi s'est exprimé en quelques mots le chef de l'Etat...

 

(...)le Dr Boni Yayi lors de son message sur l'état de la nation hier à l'hémicycle devant la représentation nationale. Le chef de l'Etat, à l'entendre parler, a évité de justesse la question de la crise politique aiguë qui secoue depuis quelques temps l'institution parlementaire et notamment le législatif et l'exécutif. En réalité, quand on parle de l'état de la nation béninoise, on suppose que les difficultés liées à la crise politique qui secoue le parlement ne devrait pas être occultées au cours de ce message. Mais pour quelles raisons le président Boni Yayi a tout fait pour éviter cette question qui pourtant est d'actualité.
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Pourquoi le chef de l'Etat s'est-il réfugié sous les quelques mots qu'il a exhibé durant son message évoquant le dialogue politique national et tendant la main à toutes les institutions de la République, tous les partis politiques et mouvements politiques? Il pouvait toutefois approfondir ses propos et chercher éventuellement d'autres portes de sorties à cette crise qui perdure. Il faut rappeler que le chef de l'Etat avait lui même annoncé, avec tambour et trompette, l'organisation d'un forum de réconciliation au profit de la classe politique nationale. Mais depuis que cette date avait coincidé avec le séminaire de Bohicon tenu par les forces politiques opposantes du G4, G13 et Force Clé, plus rien jusqu'à ce jour. On se demande alors si le chef de l'Etat veut réellement d'un dialogue national pour apaiser la tension politique actuelle. Voilà que déjà il évite d'en parler dans son adresse à la nation béninoise...

Ismail Kèko