La Nouvelle Tribune

Boucle ferroviaire : le gouvernement fuit-il les débats ?

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Une fois déjà reportés, les débats sur la question d’actualité  du député Eric Houndété risquent encore d’être renvoyés aux calendes grecques. On ignore les raisons qui poussent le gouvernement à résister au contrôle parlementaire.

Le gouvernement va-t-il finalement se plier à la requête de l’honorable Eric Houndété à propos des deux dossiers d’interpellation que ce dernier a introduits  sur la table du gouvernement, le premier concernant la dissolution de l’Ige (Inspection générale d’Etat) et le second relatif à la boucle ferroviaire au Bénin. Une fois les deux questions appelées par le président de séance Me Adrien Houngbédji, le ministre porte-parole du gouvernement, Thomas Yombo en charge des relations avec les institutions, a fait usage de la prérogative constitutionnelle pour demander le report de l’examen de ces deux dossiers, mais cette fois-ci sous forme de communication à l’endroit de la représentation nationale. L’auteur de la double interpellation, l’honorable Eric Houndété, n’a pas eu beaucoup de temps pour comprendre la ruse du gouvernement. Ainsi, le premier vice-président de l’Assemblée nationale est revenu à la charge en déclarant au président de séance son intention de transformer les deux questions d’actualité en question orale avec débat.

Autrement dit, le gouvernement est alors attendu encore à la barre demain. Mais la question qui se pose est de savoir si le gouvernement va délivrer comme annoncé, sa communication. On apprend que c’est le branle-bas dans l’entourage du gouvernement. Mais pour l’heure, des doutes planent toujours sur le ministre qui viendra répondre à la représentation nationale à propos de ce dossier. Mais si le gouvernement tent cette fois-ci de se réfugier une fois encore sous des prétextes falatieux et ne répond pas aux préoccupations des députés, c’est dire qu’il aggrave davantage sa situation et le pire, c’est que la représentation nationale peut évoquer un cas d’outrage envers l’institution parlementaire.