La Nouvelle Tribune

Lutte contre la corruption : l’Anlc lance "le peuple a de la mémoire"

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L’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc) a  procédé, vendredi 11 septembre, au  lancement d’un nouvel outil de lutte contre la corruption (Anlc) dénommé "Le peuple a de la mémoire". C’était à la faveur d’une conférence de presse déroulée au Codiam de Cotonou.

Même l’oubli ne sera plus un prétexte pour l’impunité des acteurs impliqués dans des faits de malversations. C’est le défi que souhaite relever l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc). Pour manifester cette volonté, elle a lancé, vendredi 11 septembre, un outil dénommé "le peuple a de ma mémoire". Selon le président de l’institution, Guy Ogoubiyi, « il s’agit d’une banque de données portant sur les différents dossiers de corruption des 20 dernières années ». Fruit  d’une réflexion bien mûrie, " Le peuple a de la mémoire" permettra à l’Anlc d’associer toutes les couches de la société béninoise à la lutte contre la corruption à travers la mise en ligne des dénonciations, des rapports sommaires d’enquêtes judicaires et autres informations utiles sur des dossiers de malversations. Ainsi, des individus impliqués dans des affaires de corruption ne pourront plus être promus.

« Parce que avant que quelqu’un ne soit nommé, cette banque de données devrait être consultée », explique le président de l’Anlc. Par ailleurs, plusieurs d’autres motivations ont inspiré la conception de cette banque de données désormais disponible sur le site de l’Anlc. Entre autres, les conférenciers citent le caractère sélectif de la lutte  et les classements sans suite des dossiers de malversation. Donc, cette base de données qui sera nourrie, entre autres, par les dénonciations pourrait apporter de nouveaux éléments pour la réouverture de certains dossiers déjà classés en restaurant ainsi la confiance des citoyens en leurs institutions. Il est à souligner que, tout en présentant le mode et le canevas de saisine de l’Anlc, les conférenciers sont revenus sur le contexte de la création de l’Autorité ainsi que les actions menées à ce jour. Et conscients alors qu’ils ne doivent pas se substituer à la justice, « notre rôle est de sensibiliser et de prévenir. Donc, nous avons déjà entrepris plusieurs initiatives de sensibilisation et nous allons continuer dans ce sens»,  annonce le rapporteur de l’Anlc, Agapit Maforikan