La Nouvelle Tribune

Sur Facebook, Gaston Zossou parle du meilleur choix pour 2016

Espace membre

Au fur et à mesure que les élections présidentielles s'approchent en 2016, les langues se délient : annonces de candidatures, annonces de soutien font l'actualité chaque jour au Bénin. Sur Facebook, certains acteurs politiques et activistes se lancent également dans la danse.

C'est le cas de l'ancien ministre Gaston Zossou qui a rédigé un post sur le "meilleur bâton" pour 2016, celui que les béninois devraient, selon lui, utiliser pour frapper "le serpent de la division et du piétinement au creux du cou !". Lire sa déclaration

ON USE DU MEILLEUR BÂTON QUE L'ON A À PORTÉE DE MAIN

Il est dressé sur la queue et nous fait toujours face. Il est à ses dernières tentatives : distraire pour frapper ; diviser pour régner. Il joue son va-tout. Il se croit tenu de mordre. Il croit qu'il y va de sa survie. Il ne connaît pas la force du pardon. Pour lui, il s'agit d'un ça passe ou ça casse aux enjeux considérables.

On chuchote que Patrice Talon est riche, même qu'il est trop riche. Je pense que la richesse, dans la situation où nous sommes, n'est pas un handicap. La fortune n'est pas non plus une tare dans la vie d'un homme. Mais, il se ronchonne que l'argent de l'homme a été gagné par la fraude. Sur ce point, j'attendrai volontiers la confirmation des verdicts des tribunaux, car il n'est pas bien que nous nous désignions des fraudeurs selon notre intuition et pour les besoins de la cause. Il se murmure qu'il veut être Président pour consolider ses affaires. Même si l'on sait qu'il a pris un risque considérable sur celles-ci, pour une question de principe, en s'opposant à la révision de la Constitution qui pouvait être très profitable pour ses affaires. Certes, nous ne pouvons pas demander à Patrice Talon de brûler tout son argent, avant de s'engager en politique. Cependant, il est évident que l'homme sortira des affaires, ainsi que le prescrivent la loi et l'éthique, et qu'aucune entreprise liée à sa personne ne prétendra à un marché public dans ce pays, s'il était amené à le diriger. S'il subsistait cependant un soupçon qui pèserait sur l'homme, en cette matière, l'honnêteté commande que ce soupçon soit réparti sur lui et sur tous les autres candidats, car tous ont la nature humaine en commun.

Reconnaissons le meilleur bâton que nous avons à portée de main. Emparons-nous en et frappons juste. Il n'y aura pas de coup de rattrapage avant d'autres longues années, lesquelles nous seront d'ailleurs fatales !

Parlons clairement. Sauf à feindre d'ignorer le danger, nous savons tous qui est en capacité d'apporter la plus forte contribution pour y faire face. Il s'agit de capacités réelles et non soupçonnées : 1. la capacité avérée d'un homme à parler aux acteurs politiques et sociaux, à les réunir autour d'un projet, pas parce qu'il en a un besoin pressant aujourd'hui, mais parce qu'il en a une longue pratique ; 2. la force réelle d'un homme, ensemble avec d'autres, à mobiliser tous les moyens nécessaires pour faire face à l'infernale machine de corruption qui sera lancée contre les populations lors de la prochaine présidentielle, afin que le sortant ne se fasse remplacer à la tête du pays par un clone de lui-même, pour une perpétuation du même mal. Alors, tout en respectant les autres candidats de l'Opposition engagés dans la course, puis-je, cependant, obtenir d'eux et de leurs amis d'admettre que moi, je veuille voir se réaliser une aspiration commune à tous ? Il s'agit du retour dans notre pays de l'égalité des chances pour tous et des bases de l'efficacité économique dès avril 2016.

Alors, au-delà des barrières ethniques, régionales et partisanes, cyniquement érigées ces dernières années entre nous, emparons-nous, sans tergiverser, du meilleur bâton ! Frappons le serpent de la division et du piétinement au creux du cou ! Ainsi seulement, nous repartirons, dans la concorde, pour bâtir une nouvelle patrie.

Cela est possible.
J'y crois !

Gaston Zossou