La Nouvelle Tribune

Micro crédits aux plus pauvres

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R. MadougouReckya Madougou défend le programme (Des députés introduisent une proposition de résolution pour contrôler la gestion des micros crédits) :Le parlement a renoué hier avec les questions au gouvernement. Trois questions orales avec débats avaient constitué le menu de la séance plénière qui a enregistré la présence de deux membres du gouvernement...

(...)à savoir le ministre de la micro finance Réckya Madougou et son homologue des mines et de la recherche pétrolifère Barthélémy Kassa.

La première question posée par l’honorable Désiré Vodonou et 9 autres députés est relative à la maîtrise de l’eau par la construction des forages artésiens dans certaines localités de notre pays. La seconde portant sur presque le même objet est posée par le député Zéphirin Kindjanhoundé et 13 autres députés et relative à la politique du gouvernement en matière d’accès des populations à l’eau potable. La troisième et dernière question est posée par le député Jude Lodjou de Force Clé et 10 autres collègues et aborde le sujet relatif au montant réel mis à la disposition du programme de la micro finance aux plus pauvres et de sa gestion. Les députés de l’opposition n’ont pas été du tout tendre par rapport au gouvernement contrairement à leurs collègues de la majorité présidentielle qui ont quant à eux essayé de défendre le gouvernement et appuyer les membres du gouvernement dans leurs explications. Pour Jude Lodjou auteur de la question, personne n’est contre le principe du programme. Pour lui, quand il s’agit des fonds des contribuables, leur devoir c’est de comprendre comment ces fonds sont gérés. Il proposera l’introduction d’une proposition de résolution afin de mettre sur pied une commission d’enquête pour vérifier la gestion de ces fonds. Il sera appuyé par l’honorable Augustin Ahouanvoébla qui demande  pourquoi  des  Ong servent d’intermédiaire et  pourquoi des centres de formation servent d’interface. Quant à Rachidi Gbadamassi, les micro crédits sont devenus un instrument politique de propagande du pouvoir. Ils seront appuyés dans leur logique par d’autres députés de l’opposition parlementaire. D’avis contraire, les députés proches du pouvoir ont défendu bec et ongle les membres du gouvernement. Samou Adambi, Sylvain Zohoun, Eric N’Da, Chabi Sika Karimou Emile Tossou ont expliqué les avantages de ce programme et la vision du chef de l’Etat qui a eu l’idée d’initier ce programme dans son projet de société. Le député da Matha Santana est même allé jusqu’à demandé au ministre Réckya Madougou de garder son calme et de se mettre à la tâche afin d’améliorer le processus.
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Réckya Madougou apporte des clarifications
Face à toutes ces préoccupations et les questions des honorables députés, le ministre Réckya Madougou a essayé d’éclairer la lanterne des parlementaires. Dans les réponses apportées en plénière, elle explique que la dotation initiale au lancement du programme était de 6 milliards FCFA. Compte tenu du rythme d’expression des demandes et de l’engouement des populations, un complément de 4 milliards FCFA a été fait en 2007 puis un effort supplémentaire de 10 milliards fcfa en 2008 pour renforcer la ligne de crédit du programme. Pour ce qui est du point exhaustif  par département, par commune et arrondissement demandé par les députés, Réckya Madougou a expliqué que le système d’information du Fonds national de micro crédits (Fnm) se construit de façon progressive au fur et à mesure que les besoins en informations se découvrent dans leur variété. Toutefois, elle avance que les partenaires stratégiques ont été instruits pour produire un document détaillé pour répondre aux préoccupations des députés. Comme liste des Ong intervenant comme interface, Réckya Madougou a cité la Brs, La Ccec, le Cfad, la Dwm et le Ceridaa. Le ministre de la micro finance n’a pas oublié de parler des conditions d’accès à ces crédits, notamment être réellement pauvre, être constitué en affinité, en groupes solidaires de 3 à 15 personnes, prendre part aux séances de formations et payer un droit d’accès au programme de 1000 FCFA. Il faut signaler qu’au terme des débats, les députés signataires de la question orale ont introduit une proposition de résolution afin de mettre sur pieds une commission d’enquête pour vérifier la gestion de ces fonds de micro crédits aux plus pauvres.

Ismail Kèko