La Nouvelle Tribune

Présidentielle 2016 : des leaders pro-Yayi bientôt emportés par la fièvre Talon ?

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Si tout se passe comme prévu, les Béninois se rendront aux urnes les 28 février et 13 mars 2016 pour le premier et le second tours  de l’élection présidentielle. Le scrutin permettra de désigner un successeur au président Boni Yayi qui termine ses deux mandats constitutionnels le 05 avril 2016.

Il est évident qu’à six mois du premier de la sixième élection présidentielle de l’ère post-conférence nationale, la fièvre électorale ne s’est pas encore emparée du pays. Et pour cause, aucun des grands partis politiques de l’ère du renouveau démocratique, ni les grandes alliances qui animent la vie politique nationale n’a encore désigné de façon officielle son candidat.

Néanmoins, les tractations vont bon train au sein des formations politiques. Et dans les prochaines semaines, le débat présidentiel va véritablement prendre corps dans le pays. Et comme c’est le cas au Bénin à tous les scrutins présidentiels, il faudra s’attendre à de grands bouleversements dans la classe politique les mois à venir.  On assistera certainement à une reconfiguration de l’échiquier politique national, avec sans doute des alliances contre nature.

Surtout que dans les startings blocks, il y aura un certain Patrice Talon dont l’annonce de la probable candidature agite déjà l’opinion publique. Encore que le magnat du coton évoque l’idée de rassemblement de la classe politique autour de sa candidature. Et il pourrait y avoir plusieurs ralliements à la cause Talon, même dans la famille politique du président Boni Yayi. Du moins si l’on s’en tient à certains propos de l’homme d’affaires dans sa toute récente interview à Radio France Internationale (Rfi). «Je continue d'échanger avec tout le monde, y compris des leaders du camp de Yayi Boni. Il faut rassembler », a-t-il affirmé au micro de notre confrère Christophe Boisbouvier.

Connaissant l’influence de Patrice Talon sur la classe politique béninoise et sa maitrise des réseaux y afférents, il ne faudrait pas être surpris de voir