La Nouvelle Tribune

Conseil des ministres : Yayi entame la distribution des «bonbons» de fin de mandat

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Recasement, distribution de gâteaux. C’est en cela que se résume certaines nominations faites lors du conseil des ministres du jeudi 20 août dernier. huit (08) mois de la fin de son second et dernier mandat constitutionnel, le chef de l’Etat, Boni Yayi, est décidé à donner à ses hommes de mains et infatigables propagandistes,  leur part du gâteau.

Pour certains, c’est un nouveau départ politique qui leur est donné. Longtemps, la vague de mouvements de jeunes acquis à la cause du président de la république et dévoués à le servir quoiqu’il arrive, ont chanté et crié sur tous les toits leur soutien et adhésion aux idéaux du Chef sans pour autant avoir obtenu la moindre récompense officielle.

Le geste de Boni Yayi jeudi dernier, est un maroquin à leur endroit. C’est le cas de Lucien Médjico. Le «chien d’attaque du chef de l’Etat», comme il se présente lui-même, a, enfin été nommé à un poste de responsabilité. Le président des jeunes Turcs, est désormais chargé de mission du ministère de l’Eau. C’est aussi le cas de l’ancien maire de Porto-novo, Moukaram Océni. Le transfuge du Parti du renouveau démocratique(Prd) a payé cher son ralliement aux Fcbe. Ceci s’explique par son cuisant échec aux dernières élections communales.

Sa nomination au poste de directeur de cabinet au Ministère de la décentralisation de la gouvernance locale, de l’administration et de l’aménagement du territoire, est la confirmation de la récompense de Boni Yayi à son égard. Que dire de la nomination du député Epiphane Quenum au poste de préfet de l’Atlantique et du Littoral ?

Devenu «oiseau de mauvaise augure» à la Renaissance du Bénin, il n’a pu se faire réélire député avec son parti Rdr et est techniquement en chômage politique. Ses accointances avec l’exécutif lui ont permis de se faire recaser par Boni Yayi. Une résurrection de l’homme pour redorer son image politique. Tel un père de famille rassasié fait appel à ses enfants pour goûter un tant soit peu aux délices du repas, Boni Yayi fait de la «prospérité partagée», son bon sens