La Nouvelle Tribune

Fonction publique : Aké Natondé dénonce des manœuvres pour bloquer les dossiers

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En marge des travaux parlementaires, le député Aké Natondé est monté au créneau hier à la faveur d’un point de presse pour dénoncer des manœuvres en cours pour empêcher le vote en seconde lecture de la loi relative à la Fonction publique et celle concernant le code des pensions civiles et militaires de retraite demandé par le gouvernement.

Le conférencier a d’entrée fait remarquer que ces deux projets de lois avaient été introduits par le Gouvernement et la condition de 30 ans de service a été supprimée et les limites d’âge pour aller à la retraite ont été fixées à 60 ans pour les fonctionnaires de la catégorie A, 58 ans pour les fonctionnaires de la catégorie B et 55 ans pour les fonctionnaires de la catégorie C. Selon lui, au lendemain du vote de ces lois, des voix se sont élevés au sein de la population pour réparer ce préjudice causé à la couche juvénile. A en croire les explications de l’honorable, si cette condition de 30 ans de service n’est pas complétée dans cette loi, cela revient à prolonger le séjour dans la fonction publique de certains fonctionnaires au détriment de la jeunesse béninoise. « Voter une telle loi revient à maintenir la jeunesse dans la précarité et le sous-emploi » a affirmé le conférencier. Pour terminer, il bât en brèche l’argument qui consiste à dire qu’il faut maintenir en fonction les cadres formés à grand frais pour profiter de leur expérience et de leur compétence et demande à ses collègues députés de ne pas tomber dans ce piège.

Sacca Lafia demande leur retrait de l’ordre du jour

Si l’honorable Aké Natondé est pour la relecture et le vote des de ces deux lois, ce n’est point le cas de tous les députés. Certains députés souhaitent leur retrait pur et simple.  C’est le cas de l’honorable Sacca Lafia qui a  demandé de ne pas les inscrire à l’ordre du jour de la session extraordinaire. Car, pour lui,  c’est une violation de la Constitution du Bénin. Il explique en effet que cette deuxième lecture est légale mais que cette dernière ne peut  être faite dans les conditions elle a été demandée par le chef de l’Etat. Selon lui, il y a une jurisprudence en la matière car lors de la législature précédente, une seconde lecture a été demandée dans les mêmes conditions en session extraordinaire. La seconde lecture a eu lieu et la Cour constitutionnelle a cassé parce que c’est contraire à l’article 57 de la Constitution. On se rappelle que c’est courant mai 2015 vers la fin de la première  session ordinaire de l’année, que le Gouvernement a introduit ces dossiers à l’Assemblée nationale pour relecture.

Pour le président Adrien Houngbédji « il faut vérifier si réellement c’est en fin de session que cette seconde délibération a été demandée ». « Si notre collègue a raison, automatiquement nous ferons droits à sa requête, mais s’il n’a pas raison, nous allons continuer… », a-t-il conclu