La Nouvelle Tribune

Bassila : Riliwanou Arouna, le nouveau maire élu en catimini, contesté

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La fin des mouvements de protestation contre l’installation du conseil communal de Bassila n’est pas pour demain. En effet, en dépit des mouvements de population, notamment des militants de l’alliance Avenir pour un Bénin triomphant (ABT), le nouveau conseil communal a été installé jeudi dernier. Et ce, en catimini.

Seuls les conseillers de l’alliance Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) étaient présents à la cérémonie d’installation du conseil présidé par les représentants du préfet des départements de l’Atacora et de la Dongo. Les conseillers de l’alliance ABT n’ont pas pris part à la cérémonie. Ces derniers, il faut le rappeler, contestent les résultats proclamés par la Commission électorale nationale autonome (Céna). Notamment les résultats proclamés par le président Emmanuel Tiando dans l’arrondissement de Manigri selon lesquels il y aurait eu partage équitable des quatre sièges de l’arrondissement. Et ce,  contrairement aux résultats contenus dans le document de la Céna qui créditent plutôt l’alliance ABT de trois sièges et l’alliance FCBE d’un siège.

Maire contesté       

Au terme de la cérémonie d’installation qui a eu lieu dans un contexte tendu, et loin de tout regard, c’est le conseiller Riliwanou Arouna qui a été élu maire de la commune de Bassila. Et comme on pouvait s’y attendre, cette élection est très tôt contestée. Notamment par le camp adverse, l’alliance ABT. Lors d’une conférence de presse tenue ce dimanche 2 août, les conseillers et militants ABT de la commune de Bassila sont montés au créneau pour dénoncer un hold-up électorale de la Céna. Par la même occasion, ils ont invité la cour suprême, juridiction compétente pour gérer le contentieux en l’espèce, qu’ils ont déjà saisie par une requête en invalidation de siège, à trancher. Ils disent être disposés à accepter le verdict de la cour suprême, et ce, quoiqu’elle décide.