La Nouvelle Tribune

Projet d’appui au développement agricole dans les collines : les réserves des députés

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Dans le cadre de l’examen en séance plénière, le lundi dernier, du dossier relatif au projet de loi portant autorisation de ratification de la convention de crédit signé à Cotonou le 16 février 2015 entre le Bénin et l’Afd dans le cadre du financement du projet d’appui au développement agricole dans les Collines (Padac), des députés ont émis des réserves par rapport à certaines insuffisances contenues dans ledit projet avant son adoption en plénière.

Au nombre de ses réserves, figurent la pertinence du projet, le cadre institutionnel de ce projet sans oublier la contribution des communes bénéficiaires malgré leur état de pauvreté et surtout les préoccupations liées aux difficultés d’approvisionnement en eau dans ces localités des collines. Dans les réponses fournies par le gouvernement, et surtout après les balbutiements du ministre intérimaire Paul Hounkpè de la culture, son homologue des Travaux publics et des Transports Gustave Sonon a dû sauver quelque peu les meubles, en apportant à la représentation nationale quelques éléments de réponses aux préoccupations des honorables députés.

Quelques propos de députés

Benoit Dègla : « C’est un projet qui va voir le jour pour qu’on puisse améliorer les conditions de vie de nos populations. Mon souhait sera qu’il n’y ait pas de chevauchement. On ne peut pas développer une agriculture si on ne pense pas à l’eau et dieu seul sait que la région des collines n’est pas la région la plus fournie en eau et je ne sais pas si cette composante a été prise en compte dans le rapport et les différentes réponses fournies par le gouvernement. Mon intervention vise principalement à interpeler les unités de gestion des projets ».

Eric Houndété : « Le dernier intervenant dans le financement est la société civile. En fait de qui il s’agit, qui concoure au financement de ce projet et comment se fera le financement ? Qu’est-ce que ce projet nous propose, honnêtement je ne me retrouve pas. S’il est possible que le gouvernement nous éclaire davantage là-dessus, je m’en réjouirais. Autrement, je serai amené à regretter que ce projet soit un projet comme tous les autres qui sont logés dans ce ministère ».