La Nouvelle Tribune

Communales 2015 : déjà des manœuvres de fraudes massives en cours

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Des stratégies de fraudes massives seraient en préparation dans le cadre des élections communales, municipales et locales de juin prochain. C’est en tout cas ce qu’on retient de la descente ce mercredi d’une forte délégation de l’Opposition parlementaire à la Commission électorale nationale autonome (Céna). Composée de plusieurs députés entre autres, Wallys Zoumarou et Idji Kolawolé. Cette délégation conduite par l’ancien président de l’Assemblée nationale, l’honorable Mathurin Coffi Nago, est en effet allée faire part de ses inquiétudes quant aux risques élevés de fraudes massives lors des prochaines consultations électorales.

Dans ses propos, le Professeur Mathurin Nago a fait remarquer au président de l’institution chargée de l’organisation du scrutin que « la profusion des procurations risquent complètement de fausser les résultats ». L’honorable Nago s’est également inquiété de la modification de la liste électorale du fait de l’établissement de nouvelles cartes d’électeurs- 102.000 environs-. Aux dires des visiteurs du président de la Céna, des achats de cartes d’électeurs seraient également en cours. Lesquelles cartes seraient utilisées lors du scrutin pour voter en lieu et place des propriétaires ou simplement pour empêcher ces derniers d’exprimer leur suffrage librement. « Nous exposons ces problèmes pour permettre d’améliorer l’organisation des prochains scrutins », a expliqué l’ancien président de l’Assemblée nationale.

En réponse à ces problèmes évoqués par les députés de l’Opposition parlementaire, le président de la Céna, Emmanuel Tiando, a laissé entendre que certaines irrégularités relèvent du domaine de compétence de l’institution qu’il préside, d’autre non. Par exemple, a indiqué Emmanuel Tiando, le vote par procuration relève des compétences des partis politiques. Mais  pour ce qui est du nombre élevé qui incombe à la Céna, Emmanuel Tiando rassure de ce que des mesures ont été déjà prises pour limiter, et ce, de manière stricte, le nombre.  

Il est donc clair que le bon déroulement du scrutin le 28 juin prochain incombe à tous. Et On peut alors espérer des résultats transparents si chacune des parties concernées par le bon déroulement du scrutin jouent efficacement leurs rôles.