La Nouvelle Tribune

Affaire Sonacop

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SonacopRebondissement dans l’affaire Sonacop (Tévoédjrè, Gbèdo et Bio Tchané interpellés): A la faveur de l’interview que le porte-parole de la coalition G4, G13 et Forces Clé, Bruno Amoussou a accordé mardi dernier à Rfi, l’affaire Sonacop refait surface. Suite à sa déclaration qui invite la justice à interpeller aussi le ministre vendeur au lieu de se focaliser sur l’acheteur uniquement, il importe de faire un tour dans l’histoire...

(...)pour essayer de comprendre le sens de ses mots. Surtout que des internautes sont intervenus sur le site de votre journal www.lanouvelletribune.info, chacun avec sa compréhension du dossier.

(Tévoédjrè, Gbèdo et Bio Tchané interpellés)
Apparemment, l’affaire Sonacop n’a pas fini de livrer ses secrets.  Bruno Amoussou vient de relancer le débat de la privatisation  qui a défrayé la chronique en son temps et qui est considérée comme le plus gros scandale financier sous l’ère  Kérékou ‘’démocrate’’. Il convient de rappeler que cette affaire remonte en 1999. Dans sa politique de privatisation, le gouvernement avait décidé de faire subir ce sort également à la Société nationale de commercialisation des produits pétroliers (Sonacop). C’est ainsi que la direction de dénationalisation et de la privatisation des sociétés, structure sous tutelle du ministère du plan, de la prospective et du plan avait lancé le processus.  Plusieurs sociétés avaient soumissionné dont Total,  la Cpi et bien d’autres  multinationales intervenant dans ce domaine. Au finish, c’est la Cpi de Séfou Fagbohoun qui a gagné. En ce temps-là, outre le Abdoulaye Bio Tchané, ministre des fiances et de l’économie qui a encaissé le chèque de paiement, il y a deux autres ministres qui ont paraphé l’acte de cession de la Sonacop. Il s’agit du ministre du plan d’alors, Albert Tévoèdjrè et de Me Marie-Elise Gbèdo, en tant que ministre du commerce. Rappelons que le décret de cession a été pris en Avril 1999 avant que n’intervienne le remaniement de juin de la même année qui a vu Bruno Amoussou entrer au gouvernement à la place de Albert Tévoèdjrè. Si Marie-Elise Gbèdo et Abdoulaye ont paraphé le document de cession, il faut remarquer que le dossier a été  piloté par le ministère du professeur Albert Tévoèdjrè. Aujourd’hui, avec la déclaration de Bruno Amoussou, chacune de ses personnalités sus citées, devrait pourvoir apporter sa part de vérité à défaut de se dire prêt à répondre devant les tribunaux afin que la vérité jaillisse sur cette affaire qui n’a que trop duré.

Benoît Mètonou

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