La Nouvelle Tribune

Scandale financier à la présidence

Espace membre

Mme SavanéDepuis Dakar, Mme Savané confirme la supercherie  (lire le cv de Mme Savané)
Mme Marie Angélique Savané, coordonnatrice de la mission d’évaluation du Bénin par le Mécanisme  africain d’évaluation par les pairs (Maep) vient d’apporter les preuves de son implication effective...

(...)dans ce qu’il convient d’appeler « Scandale financier au palais de la Marina » de Cotonou au Bénin.

Plus aucun doute ne plane sur l’existence des avantages financiers injustifiés accordés à Mme Marie Angélique Savané à la présidence de la République du Bénin à Cotonou. La principale mise en cause a apporté elle-même la preuve de son statut de conseiller spécial du président de la République du Bénin. C’est à travers une interview qu’elle accordée à « Le Quotidien », un journal sénégalais qui, comme nous d’ailleurs à www.lanouvelletribune.info a repris samedi dernier l’article publié vendredi par Le Matinal sur l’affaire. Elle est donc selon ses propres aveux, depuis le 12 février 2008, conseiller spécial du président de la République et détient à cet effet depuis Août dernier un passeport diplomatique établi à son profit et que le ministère des Affaires étrangères lui a acheminé à Dakar au Sénégal, son pays où elle vit auprès de son mari, le ministre d’Etat du gouvernement du président Abdoulaye Wade. Ainsi, alors qu’elle clame son innocence sur un fonds même de mépris pour les contribuables béninois dont les ressources sont sacrifiées, Mme Savané raconte dans son interview disponible depuis hier sur www.lanouvelletribune.info, votre site d’informations :
{mosgoogle}

« lorsque je suis arrivée au Bénin, le président m’a reçue et il m’a dit «je vais vous décorer, parce que si je devais payer un bureau d’étude ou la Banque mondiale pour ce travail, cela nous aurait coûté des centaines de millions de francs». Ce travail est fait par une équipe de professionnels venus de plusieurs horizons. Un groupe de 15 à 20 personnes que j’ai dirigé. La responsabilité politique et morale de ce rapport m’incombe en tant que chef de mission. Et il me dit qu’en récompense il va me décorer. On va dans la salle du palais des congrès et, lorsque l’on annonce la décoration, il dit, je vais être nommée commandeur. Au moment où je m’apprêtais à répondre au discours de la cérémonie, le directeur du protocole est venu me remettre un papier. C’était le décret par lequel le président me nommait conseiller spécial. Je tombais des nues parce qu’on n’en avait pas discuté ». Pour Boris, un internaute de www.lanouvelletribune.info, Mme Savané, par ce récit, « (…) nous a permis de savoir réellement qu’elle a été nommée en février 2008 en catimini (selon ses dires) parce qu’étant devant le pupitre pour prononcer son discours de reconnaissance pour sa décoration, le chef du protocole lui a tendu le décret de nomination, et elle précise qu’elle même tombait des nues ». Alors souligne Boris, face à la confusion qu’elle a voulue semer autour de la période de sa prise en charge par le budget national, «  on ne peux pas nommer un Conseiller en 2008 et commencer par le payer en 2009. C’’est impossible de nous faire croire cela ». Ce qui l’amène à conclure qu’en dépit de « toutes les explications que les changementeurs vont donner, je me suis déjà fait ma propre opinion. Il y a bel et bien …». Pour Abdelwassi par contre, «  notre Chère évaluatrice et conseillère spéciale fait économie de vérité et c’est bien dommage que l’argent du contribuable béninois soit ainsi dilapidé à travers ce pilotage à vue ». Car, Mme Savané dit n’avoir jamais rien perçu en République du Bénin et n’avoir jamais discuté desdits avantages financiers avec les autorités béninoises. Alors, réagissent certains observateurs, « nous avons envie de lui demander si elle a jamais reçu un acte officiel de nomination sans incidences financières au profit de son bénéficiaire ». Mais Tiger, un autre internaute de www.lanouvelletribune.info rassure Mme Savané, « Je voudrais rassurer Mme Savane que si elle n’a pas encore touché un de nos francs, elle recevra alors bientôt sous forme de rappels tout «l’argent de poche» que notre pays lui doit pour son aide. Ce qui est normal, puisqu’on ne peut la nommer conseiller spécial en février 2008 et commencer par la payer en 2009 » En revanche, il conclu sa réaction en invitant, «  le Président à mieux gérer les maigres ressources du pays ».

Ludovic D. Guédénon

Qui est Marie Angélique Savané ?
Nous vous proposons de lire une biographie sommaire de Mme Marie Angélique Savané dont le nom est abondamment cité sur notre site depuis samedi dernier parce que mêlé à un scandale financier à la présidence de la République du Bénin. Cette présentation sommaire de l’épouse du ministre d’Etat de la République du Sénégal ci-dessous publié est disponible à l’adresse http://www.idrc.ca/fr/ev-118194-201-1-DO_TOPIC.html vers laquelle nous a renvoyé, Eric, un internaute de www.lanouvelletribune.info. Lisez plutôt afin d’avoir une idée du parcours et de la personnalité de Marie Angélique Savané qui a pourtant donné sa caution à la façon peu catholique dont l’actuel locataire du palais de la Marina de Cotonou dispose des ressources de l’Etat béninois.
Sociologue sénégalaise, Mme Marie-Angélique Savané a travaillé pour divers organismes de la famille des Nations Unies, dont l’Institut de recherche des Nations Unies pour le développement social (UNRISD), le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), en Afrique, à Genève et à New York. Elle a dirigé un département de recherche, a été chef d’équipe à l’UNRISD et directrice de la Division Afrique du FNUAP. Au cours de cette période, elle a participé à plusieurs débats internationaux portant sur des questions telles que les relations Nord-Sud, la coopération Sud-Sud, les grands défis du développement, les femmes et les problèmes démographiques. Elle a signé de nombreux articles et a dirigé la publication d’ouvrages.
Mme Savané a fait partie de diverses commissions indépendantes, dont la Commission du Sud, présidée à l’époque par le regretté Julius Nyerere, la Commission sur la gouvernance mondiale, présidée par Shridath Ramphal et Ingvar Carlson, et la Commission internationale sur l’éducation pour le XXIe siècle, présidée par Jacques Delors.
 
Mme Savané a été membre du conseil d’administration de plusieurs organismes nationaux et internationaux et a fait partie de comités consultatifs créés entre autres par l’OIT et la Banque mondiale. Elle a collaboré avec l’ancien président Jimmy Carter au sein de l’International Negotiation Network et avec l’ancien président Obasanjo au sein du Forum des dirigeants africains.
 {mosgoogle}
Elle a en outre joué un rôle clé dans l’émergence de la société civile en Afrique durant les années 1970 et 1980. Elle a fondé l’Association des femmes africaines pour la recherche et le développement (AFARD) en 1977 et a été membre fondatrice du Forum des organisations volontaires africaines de développement (FOVAD) en 1986. Elle a également oeuvré au sein de réseaux de recherche, notamment du Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (CODESRIA).
 
À l’heure actuelle, Mme Savané est consultante, préside une fondation qui appuie les initiatives de la base et signe une chronique dans le magazine hebdomadaire Nouvel Horizon. 

MERCI A MR ERIC POUR CETTE CONTRIBUTION