La Nouvelle Tribune

Affaire suspension de l’aide des Pays-Bas : Alcrer exige le limogeage du ministre Kassa

Espace membre

A Son Excellence Monsieur le Président de la République Chef de l’Etat, Chef du gouvernement Objet : Exigence du limogeage du ministre de l’eau et des auteurs du scandale de détournement des fonds des Pays-Bas Excellence Monsieur le Président de la République, Nous venons par la présente lettre ouverte vous prier de procéder sans délai au limogeage du ministre en charge du secteur de l’eau ainsi que tous les cadres impliqués dans le scandale de détournement de deux milliards cinq cent millions de francs CFA d’aide accordée par le Royaume des Pays-Bas au Bénin.

En effet, suite à ce scandale d’évaporation de cet important appui accordé au Bénin pour la mise en œuvre du Programme Pluri-Annuel d’appui au secteur de l’Eau et d’Assainissement (PPEA II) du fait de la cupidité et du degré élevé d’inconscience professionnelle de certains cadres du Ministère de l’eau, les Pays-Bas ont décidé, le 06 mai 2015, de la suspension de son aide au secteur de l’eau de notre pays. Cette grave situation qui suscite notre profonde indignation et entretient en nous un sentiment de révolte, appelle de votre part une réaction prompte et de sévères sanctions contre les auteurs indélicats de ce scandale qui vient gravement ternir l’image de notre pays aux yeux de la communauté internationale et mettre en péril la vie de milliers de nos compatriotes dont l’accès à l’eau potable se trouve compromis du fait de cet acte de prévarication des deniers publics. Aussi, dans le cadre de son combat constante et sans répit depuis une vingtaine d’années pour la promotion de la bonne gouvernance dans notre pays à travers la lutte contre la corruption et la délinquance financière, l’ONG ALCRER exige le limogeage du ministre en charge du secteur de l’eau et de tous les cadres dont l’implication est avérée dans ce scandale rocambolesque pour violation flagrante de l’article 35 de la Constitution du 11 décembre 1990 qui dispose expressément : « les citoyens chargés d’une fonction publique ou élus à une fonction politique ont le devoir de l’accomplir avec conscience, compétence, probité, dévouement et loyauté dans l’intérêt et le respect du bien commun ». Comptant sur votre engagement pour la lutte contre la corruption et la gestion efficiente des deniers publics pour une suite favorable à cette requête, nous vous prions d’agréer, Excellence Monsieur le Président de la République, nos sentiments de profonde déférence.

Le Président,
Martin ASSOGBA