La Nouvelle Tribune

Séminaire de G4, G13 et Forces Clé à Bohicon

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Union sacrée pour l’alternance en 2011
Les 28 et 29 novembre dernier, Bohicon a accueilli un séminaire qui a réuni les ténors de la classe politique béninoise autour du thème « l’union fait la nation ». Aux termes des débats et travaux qui ont permis aux participants de passer au scanner la gestion du Dr Boni Yayi, la rupture entre ce dernier et  les regroupements politiques G 4, G13 et Forces semble irréversible.

Mieux, le séminaire de Bohicon a consacré l’union entre des acteurs politiques, jadis opposés. Dès lors, il se profile à l’horizon, l’alternance au sommet de l’Etat en 2011.
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Historique est la rencontre des 28 et 29 novembre de Bohicon. Car, elle a rassemblé ce que le monde politique compte de plus expérimentés, de plus rusés et de plus engagés. Nicéphore Soglo et son fils Léhady, Bruno Amoussou, Adrien Houngbédji, Antoine Idji Kolawolé, Nassirou Arifari Bako, Lazare Sèhouéto, Séfou Fagbohoun et Sévérin Adjovi étaient tous au rendez-vous. A ce panel de personnalités, il faut ajouter les députés Eric Houndété, Rachidi Gbadamassi, Léon Ahossi, Valentin Houdé, Epiphane Quenum, Modeste Kérékou et bien d’autres qui ne sont pas des figurants sur la scène politique Béninoise. Point n’est  besoin de démontrer le caractère hétéroclite de cet ensemble et le scepticisme qu’il engendre. Personne ne pouvait imaginer  voir ensemble ces personnalités à cause des guéguerres qui existent entre elles depuis des années. Mais très vite, Bruno Amoussou, dans son discours d’ouverture, plante le décor et dissuade : « Par le passé, il nous était arrivé de livrer des combats électoraux féroces. Mais nous avions toujours su nous en tenir à l’essentiel. Nous avions toujours réussi à déjouer les plus sombres pronostics et à maintenir un climat de paix. S’il nous est possible de nous retrouver aujourd’hui, c’est parce que hier nous n’avions pas franchi le pas de la violence et que l’intolérance n’a jamais guidé nos actions ». A Bohicon donc, les rancoeurs se sont tues. Les ennemis d’hier se sont embrassés et ont uni leurs doigts autour de la jarre trouée, symbole d’union et de confiance retrouvée. Ces différents acteurs de la vie politique se sont promis d’œuvrer ensemble pour que les dérapages et travers du régime actuel  soient corrigés. Ils se sont unis pour que la violation de la constitution, des droits de l’homme, de la liberté de la presse, cessent. Autrement,  ils sont décidés à travailler pour que les acquis de la conférence nationale de février 1990, soient préservés. Or, les annales de l’histoire politique du Bénin révèlent que lorsque la classe politique arrive à parler le même langage, le tenant du pouvoir perd toujours le pouvoir. Nicéphore Soglo en 1996 et Mathieu Kérékou en 1991 sont très bien logés pour en parler. A Bohicon, c’était également la joie de travailler ensemble, mais surtout le plaisir de se voir accueillis en princes et roitelets dans le fief de la Renaissance du Bénin.

 Les Soglo doublement honorés
Le séminaire du G13, Forces Clé et G4 à Bohicon, aura été une consécration pour la famille Soglo. Pendant que le père était célébré pour son anniversaire qui a coïncidé avec la fin du séminaire (le 29 novembre), le fils recevait le satisfecit. En effet, unanimement,  les participants ont reconnu la maestria avec laquelle Léhady a conduit la sous commission logistique et communication dont il avait la charge. Mieux, ses partisans, c’est-à-dire de la Rb n’ont pas fait de distinguo entre les différents leaders qu’ils n’ont cessé de louanger. Il n’est cependant pas le seul à recueillir des lauriers. Lazare Sèhouéto, Idji Kolawolé, Arifari Bako et tous ls autres membres du comité de pilotage ont été félicités pour leur dévouemnt à la cause nationale.
Benoît Mètonou

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