La Nouvelle Tribune

Bénin : les caisses de l’assemblée nationale sont vides

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Trois mois pratiquement après le vote du budget général de l’Etat, gestion 2015, les caisses de l’assemblée nationale souffrent toujours. Aucun virement n’a été fait jusqu’à ce jour par le gouvernement malgré les multiples correspondances et des menaces planent déjà sur le système de gestion au parlement où les clignotants virent déjà au rouge.

 «  A ce jour, l’assemblée nationale n’a pas enregistré un seul virement venant du gouvernement dans le cadre du fonctionnement de l’assemblée nationale. Soit trois mois révolus après le vote du budget. Ce n’est pas normal et ça pose un certain nombre de problèmes de gestion. J’ai écrit au ministre des finances, j’ai appelé le ministre des finances et finalement, il ne prend plus mes coups de fil ». Voilà en substance le cri de cœur du premier questeur de l’assemblée nationale, Djibril Débourou.

Débordé et étant sous menace permanente de ses collègues députés et du personnel de l’administration parlementaire, le premier questeur, Débourou était obligé de lâcher publiquement en plénière ses déboires avec le pouvoir en place et particulièrement le ministre de l’économie, des finances et des programmes de dénationalisation, Komi Koutché. Apparemment, ce dernier ne parle plus le même langage avec son ancien allié Djibril Débourou qu’il ne manquait pas de saluer à chacun de ses passages au Palais des gouverneurs à Porto-Novo.

Depuis que le premier questeur de l’assemblée nationale a tourné dos aux Fcbe, ce n’est plus la lune de miel et à entendre parler l’honorable Djibril Débourou, l’argentier national ne daigne plus décrocher ses appels alors que ce n’était pas le cas auparavant. Une situation grave qui interpelle aussi bien la conscience du gouvernement et celle des députés. En effet, si dans les jours à venir, rien n’est fait par le gouvernement pour sortir l’institution parlementaire de l’ennui, alors ce sera la catastrophe et le parlement sera bloqué alors que cette institution doit encore aussi bien au personnel qu’aux députés sortants de la 6è législature. de même, on apprend que l’installation des nouveaux députés de la 7è législature posera problème, de même que le sevrage des députés de la 6è législature.

Face à cette situation, le président de l’assemblée nationale, Mathurin Coffi Nago a donné raison au premier questeur et a précisé que le parlement se fait l’obligation chaque fois de jouer sa partition au processus de développement de notre nation. Par ailleurs, il a invité le gouvernement et toutes les autres institutions à faire de même. se faisant rassurant, le ministre Gustave Sonon présent à l’hémicycle dira que cette situation sera corrigée dans les jours à venir.