La Nouvelle Tribune

Bénin : Houdé dénonce la variation de signature de Yayi

Espace membre

Valentin Aditi Houdé, député à l’Assemblé nationale du Bénin a dénoncé, samedi dernier lors de l’émission en Fongbé «Sè wa Ma Do» de Canal3 la variation de la signature du président de la République d’un document officiel à un autre.

Décidément, on n’a pas fini de découvrir toutes les pourritures du président de la République du Bénin. L’invité de l’émission «Sè wa Ma Do» de Canal3 samedi dernier, a pu montrer une autre facette de Boni Yayi. Valentin Aditi Houdé, député à l’Assemblée nationale a, sur le plateau de Canal3  dénoncé la fâcheuse manie de Yayi de varier sa signature sur les documents officiels. Le député n’a pas tergiversé et n’a pas cherché ses mots pour dire qu’il a été frappé par le non respect de la parole donnée par Boni Yayi. Ce qui l’a poussé à «rechercher la manière de signer de mon président». «Le constat est désolant», indique l’honorable. Il explique que sur «les premiers courriers signés par le président de la République, Boni Yayi, la signature varie d’un document à un autre». Pour dire que la signature du président de la république du Bénin n’est pas conforme d’un document à un autre. Pourtant, pour le député Houdé comme les profanes de finances, un banquier doit accorder du prix à la conformité de la signature. L’invité rappelle qu’avant d’être à la tête de notre pays, Boni Yayi «a servi à la banque commerciale du Bénin (Bcb), à la Bceao, à la Boad». Mais, il affirme que «dix documents, à peu huit signatures différentes». Pourtant, au nom du Bénin, Yayi signe des accords internationaux. «Tel que le pays est dirigé, ça se sent à travers sa signature», a conclu l’honorable Houdé qui a évoqué aussi les raisons de sa brouille avec le président Yayi

Education politique

Le député à l’Assemblée nationale a signifié qu’il ne croyait pas en la capacité de Yayi de diriger le Bénin. Pour lui, Boni Yayi était le président de la Boad mais cela ne suffisait pas pour prétendre diriger le Bénin «sans recevoir une petite éducation en politique». C’est l’une des raisons pour laquelle il a initié et conduit le projet de loi visant à imposer à tout candidat  à l’élection présidentielle de vivre au Bénin pendant au moins un an avant le scrutin. Une loi qui a été votée mais a suscité un tôlé général, d’où le baptême de loi d’exclusion en son temps. «Aujourd’hui, les faits nous donnent raison, au regard de tout ce qui se passe actuellement dans mon pays», relève Valentin Aditi Houdé.

En ce qui concerne le revirement de Patrice Hounsou Guèdè , maire d’Abomey-Calavi, Houdé assure qu’il n’a pas démarché. «La mauvaise gestion des hommes a favorisé le retour du maire Patrice Hounsou Guèdè en famille, à l’Alliance nationale pour la démocratie et le développement (And)», a-t-il déclaré. C’est donc Yayi lui-même qui travaille à dégarnir sa maison.