La Nouvelle Tribune

Journées de réflexion

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G4, G13 et Force-clé se prononcent ce jour
Les groupes politiques G13, G4 et Force-clé montent au créneau ce jour pour expliquer les raisons de leur refus de participer aux journées de réflexions sur la situation politique du pays. C’est ce jour au siège du Madep à Cotonou. Les forces politiques G13, G4 et Force-clé montent au créneau ce matin au siège du Mouvement africain pour la démocratie et le développement (Madep). Plusieurs leaders politiques tels que Me Adrien Houngbédji, Bruno Amoussou, Kolawolé Idji, Lazare Sèhouéto, Rachidi Gbadamassi, Issa Salifou et tous les autres ténors de ces groupes politiques vont être de la partie. Au menu de la conférence de presse qu’ils veulent donner ce jour à Cotonou, la question liée à l’organisation des journées de réflexions sur l’état de la nation par le gouvernement va être débattue. Dans les coulisses, les informations indiquent que ces leaders politiques vont donner les raisons de leur boycott des assises des 27 et 28 novembre prochains demandée par le chef de l’Etat. On souligne que les dites journées de réflexions sont des pièges que le pouvoir en place tend  à ses adversaires. Des explications ne manquent pas pour convaincre. Dans un premier temps, on fait comprendre que le gouvernement du président Yayi cherche des occasions pour porter le chapeau de ses difficultés actuelles dans sa gestion aux autres et en 2011 dire que tout le monde est comptable de la situation catastrophique du pays. A cet effet, les G4, G13 et Force-clé, ayant compris le jeu, ne veulent pas aller se jeter dans la gueule du loup, surtout qu’ils veulent l’alternative à tout prix au sommet de l’Etat en 2011. De même, les opposants au régime Yayi indiquent que la tenue des journées de réflexions des 27 et 28 novembre prochains coïncident avec la date de leur université de vacances d’Abomey. C’est pourquoi, ils soulignent qu’il s’agit-là d’une pure provocation politique pour empêcher la tenue de leur rencontre. Enfin, les derniers actes du président, ces derniers jours, compliquent la situation. La crise au sein de l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb), les injures du chef de l’Etat à l’encontre de certains ténors politiques à Parakou, la semaine dernière, les attitudes provocatrices des partisans du pouvoir en place repoussent les G4, G13 et Force-clé qui estiment que ces journées de réflexions sont un marché de dupe.
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Tension
La question de ces journées de réflexions demandées par le gouvernement intervient à un moment très critique de la situation politique au Bénin. Toutes les tentatives pour ramener la balle à terre ont échoué aux plans interne et externe. Plus rien ne va dans le pays aujourd’hui, dit-on. Tous les yeux sont rouges maintenant. Même au marché, les affaires ne marchent plus à l’ère du président Boni  Yayi. Comme si cela ne suffit pas, l’insécurité caractérisée par des braquages des banques et les bavures policières sur le camp d’Abomey-Calavi occasionnant des blessés graves dans le rang des étudiants viennent s’ajouter à ce tableau sombre. Pour certains observateurs de la situation politique et sociale du pays, le régime en place a pris la direction du mur.

Jules Yaovi MAOUSSI