La Nouvelle Tribune

Fbf : le public attend du ministre Affo des actions concrètes

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En moins d’une semaine, Safiou Idrissou Affo ministre des sports s’est fendu de deux sorties médiatiques pour attaquer les deux premiers responsables de la Fédération béninoise de football. Comme si le ministre n’y est pour rien dans la maladie du football national

Après sa sortie du vendredi lors de la cérémonie de clôture du tournoi d’évaluation des classes sportives à Parakou, le ministre était sur le plateau de Canal3. Il soutient que le football béninois est malade et que se sont les responsables de la Fédération qui en sont responsables. Il est vrai que les responsables de la fédération, jusque- là, n’ont pas amélioré la situation de notre football. Ils ont posé  des actes qui ont été préjudiciables à la jeunesse. Mais sont-ils les seuls responsables du tort qui est fait au football béninois? Pas sûr. Et même si le ministre tente vaille que vaille de se laver les mains il n’en demeure pas moins qu’il est aussi comptable de ce qui arrive à cette discipline. C’est trop facile de jeter la pierre aux autres quand on a fini de se taire, d’accompagner ces gens. Le ministre a expliqué sur la télévision privée Canal3 qu’il a tenté de réconcilier la famille en vain et qu’il va bientôt reprendre son bâton de pèlerin. Mais il a manqué de dire comment il compte faire pour que cette fois-ci ça puisse marcher.

C’est un aveu d’échec.

Il a participé à gaspiller l’argent du contribuable en payant 10 millions de franc CFA à Didier Ollé-Nicole, entraineur des Ecureuils, pendant plusieurs mois pour que le Bénin soit écarté lors des préliminaires des éliminatoires de la Can 2015. Donc il n’y a pas de quoi se laver les mains car c’est le ministère qui gère les équipes nationales. Il aurait du taper du poing sur la table afin qu’aucun montant ne soit décaissé si les choses ne rentraient pas dans l’ordre. Il n’est jamais tard pour bien faire mais il faut savoir choisir la manière de le faire. Pourquoi c’est seulement en période électorale que le ministre se trouve subitement à faire des déballages? Pour quoi se sent-il obliger de le faire à la place publique? Le public attend de lui des actions et non des paroles.