La Nouvelle Tribune

Unamab : «Sacre de la maturité syndicale des juges béninois» selon Angelo Houssou

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De son exil forcé aux  Etats-Unis, le juge béninois Angelo DjidjohoHoussou suit de près l’animation, du secteur de la justice béninoise.  Depuis  New-York où il réside actuellement il a reçu l’écho de la reconduction de son collègue le juge Michel Adjaka à la tête de l’Union nationale des Magistrats du Bénin (Unamab) est «le sacre de la maturité syndicale des juges béninois».

Le premier élément qui a marqué le juge du  «Non-lieu» de l’Affaire tentative d’empoisonnement et coup d’Etat contre le chef de l’Etat Boni Yayi est le score, de «156 voix sur 159 votants» par lequel les syndiqués de l’Unamab ont réitéré leur confiance au juge Adjaka. Selon Angelo Houssou, c’est «un crédit confiance, historique, immaculé, élégant qui porte l’indélébile empreinte des forces d’autodéfense du pouvoir judiciaire». Aussi a-t-il dit,  «Cette victoire éclatante dont seuls les hommes de valeur et d’idéal sont dignes, est une fière chandelle à tous ceux qui se sont battus ces derniers temps pour empêcher que la magistrature soit ligotée et vassalisée par quelques aventuriers externes soutenus par de brebis galeuses internes et sécessionnistes».

Présidence de l'Unamab : Michel Adjaka plébiscité pour un nouveau mandat de trois ans

Témoignant  du dynamisme de Michel Adjaka l’exilé de New-York a indiqué qu’«il a mis son leadership au service de ses collègues pour protéger l’intégrité d’un des pouvoirs les plus importants de la République : le pouvoir judiciaire. Sa clairvoyance, son dévouement, l’intelligence de ses choix, la qualité de son management ont été déterminants dans notre résistance à l’arbitraire et à la tentative de liquidation du pouvoir de juger au Bénin».  La fonction du juge a-t-il rappelé est selon lui est d’«appliquer la loi, de faire respecter les droits des personnes, d’apporter aux difficultés concrètes leurs solutions, de concrétiser la vertu de la justice». Pour cela appelle le juge Houssou «nous devons souvent lever le nez et flairer les mauvais coups portés, indécemment et lâchement, contre notre quartier. Tel un muezzin fidèle, l’Unamab donne souvent l’alerte et nous lui répondons par une mobilisation qui a été payante jusqu’à présent. Osons conserver cette capacité d’indignation et de concorde !»