La Nouvelle Tribune

Bonou : Sacca Fikara dénonce des manœuvres pour interdire les réunions aux opposants

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En cette veille des élections législatives de 2015, des incidents malheureux et très graves tendant à mettre à mal la cohésion au sein des populations de la commune de Bonou, seraient survenus le mercredi dernier au cours d’une réunion des populations de l’arrondissement de Hounviguè dans cette commune de Bonou, entre les militants de l’opposition principalement de l’Union fait la Nation (Un) et leurs adversaires politiques des Fcbe.

Tout serait parti d’une provocation de certains individus qui seraient venus troubler et interdire cette réunion de l’opposition qui avait pour objectif de faire savoir au député Sacca Fikara leur volonté de le soutenir et la liste Un pour les prochaines élections législatives dans la 20è circonscription électorale. Les populations de cet arrondissement de Hounviguè auraient organisé il y a environ une dizaine de jours, comme d’habitude à la veille de chaque élection, une réunion pour opérer leur choix. Mais les militants de l’opposition ont fait objet d’intimidations, de terreur et des menaces afin que d’autres partisans, autres que les Fcbe, ne fassent des réunions et la précampagne dans la commune de Bonou. Des mains invisibles en complicité avec des éléments de la gendarmerie de la localité, des agents de la mairie de Bonou et des autorités communales sèment constamment la terreur au sein des populations. Une situation que déplore le député Sacca Fikara qui a donné hier à son domicile à Porto-Novo, un point de presse pour donner les vraies raisons de l’interdiction des réunions par les partisans des Fcbe dans la commune de Bonou et dénoncer cet état de chose qui risque d’envenimer et d’enflammer cette région de la vallée de l’ouémé en cette période électorale. Selon le conférencier, tout serait lié à une affaire des peulhs transhumants qui auraient dévasté il y a quelques jours de cela, des hectares de champs des pauvres populations  dans le village de Gnanhouizoumè, arrondissement de Damèwogon dans la même commune de Bonou. De peur de dénoncer des manœuvres et escroqueries qui existe autour de cette affaire, des individus mal intentionnés sèment des troubles et la terreur afin d’empêcher les populations d’être au courant des millions de francs CFA qui sont pris en leur nom chaque année après la dévastation des troupeaux des transhumants peulhs, les viols et fusillades qui ont entouré les affrontements survenus entre populations de ce village et ces peulhs. Pour finir, le député Fikara met en garde par rapport au niveau de gravité de la situation et prévient contre toute intimidation et terreurs qui seront organisés par leurs adversaires politiques de la mouvance.