La Nouvelle Tribune

Prison civile de Misrété : Constant Amoussou privé de son portable et de son cuisinier personnel

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Ecroué dans des conditions confuses à la prison civile de Misrété depuis plusieurs années dans la scandaleuse affaire dite Icc-Service et consort, l’ex- procureur général de la Cour d’Appel de Cotonou Georges Constant Amoussou est visiblement encore dans le collimateur d’une «super-autorité»  qui décide de ce que sera son sort. Selon une source à la prison civile de Misrété qui a requis l’anonymat, le procureur dont la détention provisoire perdure depuis 05 ans n’est plus autorisé a communiquer avec sa famille.

Pour cause, une autorité dont l’identité n’a pas été révélée a ordonné qu’on lui arrache le téléphone portable dont il faisait officiellement usage depuis la prison. En effet, étant gardé en prison sans aucune condamnation et contre la décision de la Cour d’Appel qui a ordonné sa libération, le procureur jouissait jusqu’ici d’une autorisation officielle d’usage de téléphone portable pour rester en contact avec sa petite famille. Mais jeudi dernier, explique notre source, c’est des militaires qui sont venus lui arracher de force le téléphone. Ces militaires qui venaient à la recherche du téléphone pour une seconde fois après une première infructueuse tentative, nous a-t-on indiqué, ont affirmé que l’ordre de prendre le téléphone portable du procureur général leur est venu d’une «autorité supérieure». Et comme  un mal n’arrive jamais seul, c’est la disparition de son cuisinier personnel qui est le second du lot de malheurs qui frappe le Pg prisonnier. Depuis quelques jours, selon les mêmes sources,  le cuisinier personnel qu’il a pris pour lui faire à manger ne vient plus et est injoignable. Il a disparu sans aucune explication.

Rappel

Jeté en prison sans aucun procès, le malheur du procureur Constant Amoussou s’est accentué après ses révélations sur les accointances du chef de l’Etat, Boni Yayi et certains de ses ministres avec les responsables de la structure Icc-Service. L’homme avait clairement affirmé que menace à l’appui, le chef de l’Etat lui avait vertement dit qu’il doit se résigner à être son bouc-émissaire pour sauver son régime qui visiblement pâtirait de cette affaire comparable à celle de Mardoff, qui a dépouillé  et  endeuillé de nombreuses familles au Bénin.  Selon certains observateurs, ce qui arrive à l’ex- procureur général est le prolongement des derniers développements de cette affaire qui comme celle de la mystérieuse disparition de Dangnivo actuellement ressurgie avec l’évasion de son présumé assassin de la même prison civile de Misrété, veut visiblement être étouffée avant la fin de mandat de l’actuel locataire de la Marina.